Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)
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lundi 29 janvier 2018

Une chapelle du XIXe siècle à Issy-les-Moulineaux acquise par le diocèse maronite de France

« Une église que l’on consacre est une église vivante. » 





                           l’élégante église du Saint-Sauveur à Issy-les-Moulineaux,


« Une église retrouve Sa lumière. » Sous ce titre annonciateur d’une première dans l’histoire des maronites en Europe, Mgr Maroun-Nasser Gemayel, évêque des maronites de France et visiteur apostolique pour l’Europe, a reconsacré l’élégante église du Saint-Sauveur à Issy-les-Moulineaux, au cours d’une grand-messe samedi soir, devant plus de 600 fidèles et en présence du maire d’Issy, l’ancien ministre et député André Santini, des maires des localités avoisinantes, des anciens ambassadeurs de France au Liban, René Ala, Philippe Lecourtier et Bernard Emié, des autorités civiles et militaires, d’une délégation des chevaliers de l’Ordre du Saint-Sépulcre, et sous l’œil des caméras et des flashes des journalistes français et libanais.
Un grand moment d’émotion a saisi l’assistance lorsque la porte principale de l’église s’est ouverte après avoir été ointe à trois reprises avec un signe de croix par l’évêque posté à l’extérieur avec les officiants. Mgr Gemayel a fait la procession d’entrée, précédé d’un diacre (portant un cierge pascal allumé) et entouré de l’évêque du diocèse maronite de Baalbeck et Deir el-Ahmar, Mgr Hanna Rahmeh, représentant le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, de l’évêque du diocèse maronite du Canada, Marwan Tabet, de l’évêque de l’éparchie de Saint Vladimir-Le-Grand pour les Ukrainiens de rite byzantin de France, Mgr Boris Gudjiak, des prêtres de la paroisse de Notre-Dame du Liban à Paris et de la paroisse Saint-Charbel de Suresnes, ainsi que des curés des paroisses latines d’Issy-les-Moulineaux.
Bénissant les fidèles et aspergeant les quatre coins de l’église et ses murs sous les chants syriaques de la magnifique chorale de N-D du Liban, l’évêque et les officiants ont ensuite rejoint le chœur et encensé la croix et l’autel suivant un rituel précis: prière du pardon, psaumes, lectures des textes bibliques (Ancien Testament, épître de Paul, rappel du mot du Christ à Pierre: « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église », lecture de l’Évangile), avant de procéder à la consécration de l’autel avec la myrrhe par une onction de ses quatre coins et de ses croix, à son encensement, à son habillage avec trois nappes par les religieuses antonines de la rue du Regard à Paris, à l’allumage des cierges puis à la célébration de l’Eucharistie et la communion.


Un style néo-roman
Une ferveur incomparable s’était installée durant toute la cérémonie qui a duré plus de deux heures, sans que nul ne songe à quitter ou à céder sa place dans une nef bondée, où les bas-côtés, les travées et le bras du transept accueillaient les gens restés debout. La singularité de l’événement conférait à cette messe une puissance symbolique très forte. Construite dans la vaste cour d’honneur de l’hôpital Corentin-Celton dans un style néo-roman et bénie par l’archevêque de Paris en 1863, l’église Saint-Sauveur avait été déconsacrée le 27 janvier 2005 et transformée en espace culturel. Treize ans plus tard, le même jour du 27 janvier en 2018, sous l’impulsion du premier évêque maronite de France, elle retrouve sa vocation originelle ; son nouveau « baptême » dans le rite maronite la ramène dans le giron de l’Église universelle. Pour cela, il aura fallu quatre ans et demi de négociations ardues avec l’Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), comme l’a rappelé Mgr Gemayel dans son homélie, qui a remercié ses représentants présents à la messe ; l’appui du maire d’Issy-les-Moulineaux et de son équipe, grâce à leurs conseils et à leur aide durant ces négociations, et surtout, la générosité d’un donateur auquel Mgr Gemayel a rendu un hommage appuyé, Bernard Azzi, « mon ami d’enfance » grâce à qui l’acquisition de l’église a été possible ainsi que les travaux de rénovation « de fond en comble » qui s’engageront dans les prochains mois.

Il aura fallu, aussi et surtout, quelque chose de l’ordre de la prédestination, une Providence à l’œuvre, pour que se réalise le rêve de Mgr Gemayel, universitaire et historien destiné à être un « bâtisseur » puisqu’il est arrivé à Paris sans autres moyens ni outils que sa foi, sa persévérance, son affabilité et sa capacité à réveiller chez les 100 000 maronites de France le désir de renouer avec leur identité antiochienne. De la « villa des Cèdres » devenue « Beit-Maroun » à Meudon, siège de son éparchie, à l’église Saint-Sauveur qu’il a reconsacrée, Mgr Maroun-Nasser Gemayel trace un chemin chargé de symboles, celui d’un pasteur qui non seulement regroupe une communauté de plus en plus structurée en France, avec ses scouts, ses guides, ses paroisses, sa chorale, ses associations, mais l’engage aussi dans une dynamique quasi missionnaire. La nouvelle paroisse du Saint-Sauveur sera certes mise au service des fidèles maronites des communes d’Issy-les-Moulineaux, de Vanves, de Montrouge, de Malakoff, de Chatillon, de Bagneux, de Clamart, des XIVe et XVe arrondissements de Paris, mais, comme il l’a souligné aussi, « elle préservera l’identité de ceux et celles qui partagent la même foi, ou qui cherchent à rencontrer le Seigneur (…). Je souhaite que son rayonnement culturel et patrimonial illumine le quotidien des nombreux fidèles, touristes ou pèlerins, qui ne manqueront pas de venir l’admirer et y prier. 


 La spécificité des églises orientales
La diaspora est devenue » l’expansion «, suivant le terme adopté durant son synode par l’Église maronite (juin 2003-2006), synode auquel Mgr Gemayel a activement participé, et c’est ce terme qu’il a soigneusement utilisé durant son homélie. L’évêque maronite de France, qui a pris pour devise » Authenticité et mission «, n’oublie pas que ses ouailles maronites sont françaises aussi, et des fidèles catholiques relevant souvent de leurs paroisses latines dans leurs quartiers respectifs. Aussi a-t-il prié pour que » Dieu vous aide à faire grandir vos enfants dans un parfait équilibre entre l’insertion dans la société française et l’attachement à nos valeurs d’Orientaux chrétiens. Vous êtes les piliers de l’Église maronite en France et vous êtes les pierres vivantes de cette paroisse «, a-t-il ajouté.L’Église catholique d’Issy-les-Moulineaux ne s’y est pas trompée, puisque son site annonce la » bienvenue à nos frères maronites « et manifeste sa » joie d’accueillir en notre ville et si proche de nous ces frères et sœurs avec lesquels nous sommes en pleine communion «. Depuis Vatican II, ce processus de reconnaissance de la spécificité des Églises orientales et de leur liturgie est en marche. Le 27 janvier 2018, en l’église Saint-Sauveur, » l’unité de l’Église dans la diversité « y a trouvé sa pleine expression.

Médailles de reconnaissance
À l’issue de la célébration liturgique, Mgr Gemayel a remis une médaille de reconnaissance à des personnes ayant rendu de grands services au Liban et à la communauté libanaise de France, parmi lesquels le donateur Bernard Azzi, le maire d’Issy-les-Moulineaux André Santini, les ambassadeurs de France René Ala, Bernard Emié et Philippe Lecourtier, Najwa Bassil Pietton, en mémoire de son époux feu l’ambassadeur Denis Pietton, le maire du 5e arrondissement de Paris où se trouve Notre-Dame du Liban, Florence Berthout, le maire du 6e arrondissement de Paris, Jean-Pierre Lecoq, le sous-préfet d’Antony et de Boulogne-Billancourt, Philippe Maffre, Frédérique Deniau, le curé de la paroisse St-Benoît à Issy, Christophe Witko. L’évêque a également adressé ses remerciements chaleureux au comité de pilotage de la cérémonie, dirigé par Kinda-Marie Élias, et au dévouement de ses membres.
La cérémonie a été suivie d’un vin d’honneur et d’un banquet, pour marquer l’importance du sentiment de fraternité entre les membres d’une même paroisse qui partagent ensemble les moments importants de leur vie: baptêmes, mariages, funérailles. Comme le souligne Mgr Gemayel, » une église que l’on consacre est une église vivante ».


Pour mémoire


La chapelle d’Issy-les-Moulineaux redevient… une chapelle

La chapelle Saint-Sauveur, reconvertie en espace culturel depuis 2004, sera « reconsacrée » ce samedi par l’église maronite, qui rassemble des catholiques originaires du Liban. Un événement qu’ils attendent avec impatience.L’événement est rare. Ce samedi, à Issy-les-Moulineaux, la chapelle Saint-Sauveur, déconsacrée en 2004 et reconvertie en espace culturel, redeviendra très officiellement… un lieu de culte. Une « cérémonie de reconsécration » a lieu à 18 heures. L’édifice sera désormais tenu par l’église maronite, cette communauté de catholiques originaires, pour beaucoup, du Liban, et qui l’a racheté à l’AP-HP (Assistance publique - Hôpitaux de Paris).

L’élégante chapelle, située dans la cour d’honneur de l’hôpital Corentin-Celton, avait été construite et bénie en 1863, en même temps que le centre hospitalier. C’est la première fois dans l’histoire des maronites en Europe qu’une paroisse est créée dans les murs d’une ancienne église.

« C’est un merveilleux cadeau, je suis au ciel »

Et l’engouement est important : les 600 chaises de la chapelle sont déjà réservées. « C’est un moment magique, féerique. On a l’impression de retrouver notre famille », s’enthousiasme Rose, née au Liban en 1967, et qui a fui la guerre en 1990. « Pour moi, c’est un merveilleux cadeau, je suis au ciel », renchérit Sanna, 39 ans.
Environ 120 000 maronites vivent en France. Mais seules neuf paroisses leur permettent de pratiquer. Celle d’Issy sera la dixième, et rassemblera les fidèles de tout le secteur… Après un travail de fourmi, la paroisse ayant contacté chaque habitant avec un nom à consonance libanaise, plusieurs centaines de familles maronites ont été recensées dans les environs : 438 à Clamart, 423 à Issy, 130 à Châtillon, 123 à Vanves, 97 à Malakoff, 77 à Montrouge…
« On a fait les pages blanches et appelé tout le monde, raconte Kinda-Marie Elias, qui a piloté le projet pour la paroisse. Certains répondaient : Non, désolé, je suis juif tunisien. Ou bien : Je suis né au Liban mais je suis catholique arménien… Mais tout le monde a compris la démarche. Personne n’a raccroché. »

« Je ne voulais pas mourir avant de revoir cette chapelle utilisée comme chapelle ! »

C’est elle qui, depuis des années, s’est battue pour que son rêve aboutisse. Elle se souvient du premier jour où elle a mis les pieds dans la chapelle, en avril 2007. Un collègue l’avait invité à un bal masqué pour une soirée caritative. « Il m’a donné rendez-vous sur le parvis, et je lui ai demandé : elle est ou ta boîte de nuit ? »
La soirée était organisée dans l’ancien lieu de culte. « Je n’ai pas pu rester. Faire la fête là où les gens avaient connu des pleurs, des joies, des mariages, des obsèques, je ne pouvais pas. Et je me suis dit que je ne voulais pas mourir avant de revoir cette chapelle redevenir chapelle ! »
Entamées en 2013, les discussions entre l’AP-HP et les maronites, accompagnés par la ville, ont abouti en décembre. Six mois de travaux vont débuter pour lui redonner un coup de jeune. C’est un généreux donateur, Bernard Azzi, qui a déboursé la facture totale : 2M€. Un vrai « miracle » pour les maronites, qui envisageaient à l’origine de louer le lieu.

>Île-de-France & Oise>Hauts-de-Seine|Anthony Lieures|26 janvier 2018, 11h34|MAJ : 26 janvier 2018
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/la-chapelle-d-issy-les-moulineaux-redevient-une-chapelle-26-01-2018-7523970.php#xtor=AD-1481423551

mercredi 2 septembre 2015

L’évêque de Toulon à la rencontre des chrétiens de Syrie | La-Croix.com - France

L'évêque de Toulon à la rencontre des chrétiens de Syrie | La-Croix.com - France

L'évêque de Toulon à la rencontre des chrétiens de Syrie

Mgr Dominique Rey, évêque de Toulon (Var) est le premier évêque français à s'être rendu en Syrie depuis le début de la guerre qui ravage le pays, au cours d'un voyage du 23 au 29 août, organisé avec le diocèse grec-catholique de Homs et le Patriarcat grec-mekite de Damas.
Accompagné d'une délégation de 5 personnes (Gilles Rebêche, diacre permanent et responsable de la Diaconie du diocèse de Fréjus-Toulon, Marc Fromager, directeur de l'Aide à l'Église en détresse, deux laïcs du diocèse de Toulon, dont l'un est engagé dans l'accueil des migrants syriens, et un journaliste), Mgr Rey entendait donner une suite à l'initiative Christian bells qui a permis, samedi 15 août, que les cloches de 76 diocèses sonnent en solidarité avec le sort tragique des chrétiens d'Orient.

« Rentrer en contact avec différents évêques syriens »

« Ce voyage a permis de rentrer en contact avec différents évêques syriens, et de manifester de manière tangible notre fraternité et notre communion spirituelle avec ces chrétiens », explique Mgr Rey. L'évêque de Toulon s'est rendu sur place en lien avec la nonciature apostolique en Syrie et les évêques locaux. « Nous avons suivi un parcours sécurisé en convoi, nous rendant dans les lieux où régulièrement les évêques de Syrie se retrouvent, raconte-t-il. Nous n'avions pas reçu de mises en garde de sécurité particulière, et nous sommes calés sur ceux qui œuvrent là-bas quotidiennement, notamment les jeunes volontaires de l'association SOS Chrétiens d'Orient. » La délégation française s'est notamment rendue à Maaloula, ville qui fut plusieurs mois aux mains des rebelles islamistes, à Homs, dont plusieurs quartiers ont été totalement ravagés, et à Yabroud.
» Lire aussi : Les chrétiens de Syrie veulent croire à l'avenir de Maaloula
L'évêque de Toulon s'est dit marqué par le témoignage de parents chrétiens de Maaloula dont les enfants ont été fusillés sous les yeux, et par celui laissé par le P. Frans van der Lugt, jésuite néerlandais, assassiné à Homs à l'âge de 75 ans alors qu'il œuvrait à l'unité des différentes communautés. « C'est un drame qui dépasse largement la persécution des chrétiens, ajoute-t-il. Des musulmans ont dû partir, des mosquées ont été détruites. »« À Yabroud, nous avons vu des icônes mutilées par des islamistes, remarque pour sa part Gilles Rebêche. Mais c'est le Hezbollah qui les a libérés. On ne peut pas arriver là-bas avec des idées toutes faites. » Pour le diacre toulonnais, une des merveilles de la Syrie est la cohabitation religieuse : « Les personnes rencontrées nous suppliaient : "Surtout, ne dites pas que c'est une guerre de religion !". Il n'y a pas d'antagonisme entre l'aide aux chrétiens d'Orient et le dialogue avec les musulmans. »

« Aux périphéries des malheurs du monde »

Chez les personnes rencontrées « aux périphéries des malheurs du monde », Mgr Rey a vu parfois une « magnifique résilience », avec « des gens qui acceptent de continuer, de ne pas baisser les bras ». « Nous avons aussi vu des jeunes nous demandant de les aider à quitter le pays, car ils n'y voient pas d'avenir », ajoute Gilles Rebêche.
Un jumelage entre le diocèse de Toulon et celui de Homs a été annoncé, et sera concrétisé en novembre, à l'occasion d'une visite dans le Var de Mgr Jean-Abdo Arbach, évêque grec-melkites de Homs. « Ce jumelage prendra la forme d'une solidarité dans la prière et de dons matériels, précise Mgr Rey. Mais on ne pourra pas envisager de choses trop délicates en matière de sécurité. »