Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 30 avril 2014

Le patriarche Raï accompagnera le pape François en Terre sainte - L'Orient-Le Jour

Rappel :

le printemps de l'Eglise est en marche

http://www.chretiensdelamediterranee.com/olj-le-printemps-de-leglise-est-en-marche/
30/4/2014
OLJ – LE PRINTEMPS DE L’ÉGLISE EST EN MARCHE !

Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, accompagnera le pape François du 24 au 27 mai dans son pèlerinage en Terre sainte. La délégation de l’Église catholique de Rome, à laquelle appartient l’Église maronite, va visiter la terre où le Christ est né, où il a été crucifié, où il est ressuscité. Nous nous trouvons face à un tournant fondamental dans l’histoire, qui va probablement poser les jalons d’une nouvelle approche du dialogue des cultures, et tout particulièrement pour la paix, sous le parrainage d’une Église dynamique, qui n’en finit pas de nous épater. Après le dogmatisme de Benoît XVI, nous voici face à un pape initiateur, courageux, humble et entrepreneur.

Lors de la visite du pape Benoît XVI au Liban, en septembre 2012, celui-ci avait en personne initié, à travers les chrétiens de la région, une dynamique de paix. Le pape nous avait en effet confié deux missions, qui à l’époque étaient passées inaperçues. Il avait encouragé les chrétiens à dynamiser un dialogue non seulement islamo-chrétien, mais aussi avec les juifs! Pris dans le tourbillon de leurs soucis politiques, les Libanais n’avaient pas perçu l’importance de ce message. Le pape avait également mis en exergue une deuxième mission, en l’occurrence la nécessité de trouver les moyens d’assurer le pèlerinage de tous les chrétiens d’Orient vers la Terre sainte. Il avait enfin relevé un point d’ordre dogmatique et relativement nouveau dans notre culture chrétienne, affirmant que le Christ était né, avait vécu et était mort juif. Ces trois points, le dialogue islamo-chrétien et juif, le pèlerinage en Terre sainte et la nature humaine du Christ, ont ouvert la porte à un pèlerinage de l’Église maronite, qui aura lieu le mois prochain, officiellement le mois de la Vierge Marie, selon le calendrier chrétien.

Depuis la guerre des Six-Jours en 1967, aucun patriarche maronite ne s’était rendu à Jérusalem. Le dernier à faire le pèlerinage était le patriarche Meouchi, avant « la défaite ». Je salue l’initiative de l’Église catholique, je salue le dynamisme du pape François et surtout le courage de l’Église maronite, qui, portée par sa fidélité à l’Église de Rome, ouvre la voie au pèlerinage de tous les croyants musulmans, chrétiens et juifs à Jérusalem. Cette Église agit pour que « Jérusalem Portes ouvertes » soit la capitale mondiale de l’humanité, et le carrefour de toutes les religions. Elle permet de réaliser le rêve de Charbel, Mohammad et Salomon !

Dans cette perspective je retiens les points suivants : D’abord, l’Église catholique est de retour en force en Terre sainte et dans cette partie du monde. Elle a choisi la voie de la paix et de la spiritualité. Cette voie est incompatible avec l’attitude de l’État d’Israël, qui défend la théorie du conflit des différences et considère, à tort, que le caractère exclusivement juif de son État n’est pas source d’inquiétude. Cette voie est en opposition avec ceux qui considèrent qu’il faudrait que les chrétiens s’abstiennent de prendre position sur les sujets conflictuels de la région, sous prétexte que notre situation ne nous permet aucun positionnement. Cette voie nous donne la possibilité de nous présenter comme partenaires avec les autres pour la paix de la région. Elle nous aide à dépasser notre « provincialisme » politique et à devenir de nouveau « nécessaires » et « utiles ». Cette voie est en opposition avec ceux qui défendent la théorie de l’agrégation des minorités et nous donne la possibilité de traiter sur le même pied l’égalité avec les grandes communautés monothéistes de la région.

Ensuite, une Palestine indépendante qui vit « côte à côte » avec l’État d’Israël, aurait besoin d’un visage catholique qui pourrait lui assurer une ouverture sur le monde occidental, voire un « tourisme religieux » sur une échelle internationale. Le couvent Saint-Charbel à Annaya reçoit à peu près 5 millions de pèlerins par an, selon les moines (cinq millions de pèlerins par an y communient, ce qui voudrait dire que le nombre de visiteurs peut être plus grand). Imaginons ensemble le nombre de pèlerins chrétiens, musulmans et juifs à Jérusalem par an si la voie du pèlerinage était ouverte pour tous, sous l’égide des Nations unies…

Il faut que les chrétiens, libanais et arabes, cessent de « peindre le diable sur les murailles », d’avoir une vision pessimiste, défaitiste, fataliste, « minoritariste » d’eux-mêmes. Car, aux côtés du printemps arabe, c’est à un véritable « printemps » de l’Église catholique que nous assistons actuellement. La sanctification des bienheureux Jean XXIII et Jean-Paul II, et le pèlerinage du pape, accompagné du patriarche maronite, ouvrent de belles perspectives, et devraient nous inciter à envisager l’avenir avec plus de confiance, de courage, de détermination et de sérénité.



Envoyé de mon Ipad

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http://www.lorientlejour.com/article/865113/le-patriarche-rai-accompagnera-le-pape-francois-en-terre-sainte.html


OLJ-29/4/2014-Le patriarche Raï accompagnera le pape François en Terre sainte

Liban
Le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, va accompagner la pape François lors de son voyage en Terre sainte du 24 au 26 mai, rapporte mardi le quotidien al-Joumhouria.
Mgr Boulos Sayyah qui accompagnera le patriarche maronite lors du voyage a souligné qu'il s'agit d'une "visite pastorale" et que "Mgr Raï ne voyage pas pour une raison politique ou pour normaliser les relations avec Israël". "Tout chrétien du Moyen-Orient a le droit de se rendre en Terre sainte", a-t-il estimé.
Les chrétiens représentaient plus de 18% de la population de Terre sainte lors de la création de l'État d'Israël en 1948, mais ils sont désormais moins de 2%, pour la plupart des orthodoxes.
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mardi 29 avril 2014

L'observatoire de la Christianophobie | Iran : des chrétiens arrêtés lors d’un culte privé

Iran : des chrétiens arrêtés lors d'un culte privé

Mohabat News, agence iranienne d'information chrétienne, vient d'annoncer que plusieurs convertis chrétiens ont été arrêtés alors qu'ils célébraient un culte vendredi Saint 18 avril dans une maison privée d'une ville du sud de l'Iran (l'agence ne précise pas le nom ce cette ville). Des policiers armés ont procédé à cette descente, perquisitionné la maison et transféré tous les assistants dans deux camionnettes vers une destination inconnue. On ne connaît l'identité que de cinq de ces chrétiens arrêtés au mépris du droit des gens. Mais nous sommes en Iran, le droit des gens…

Source : Mohabat News (28 avril)

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lundi 28 avril 2014

Raï : Pour un président tout aussi patient et sage que Sleiman - L'Orient-Le Jour

Raï : Pour un président tout aussi patient et sage que Sleiman - L'Orient-Le Jour

Raï : Pour un président tout aussi patient et sage que Sleiman

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a célébré samedi la messe à l'église Saint-Maron à Rome, à l'occasion de son centenaire, en présence du chef de l'État Michel Sleiman, du ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, du ministre de la Défense Samir Mokbel, du cardinal Leonardi Sandri, du cardinal Antonio Maria Vegliò, du patriarche des syriaques-catholiques Ignace Younan, et de nombreuses figures religieuses et diplomatiques libanaises et italiennes. Dans son homélie, Mgr Raï a repris les importantes étapes de l'histoire des maronites à Rome, notamment la construction de l'église Saint-Maron en 1904 par le patriarche Élias Hoyek, qui s'est également attelé à l'achat du terrain pour la construction de l'École maronite nouvelle à Rome en 1893.
« Nous sommes tous venus à Rome avec ces millions de visiteurs pour assister à la canonisation du pape Jean XXIII qui a créé le printemps de l'Église en organisant le concile Vatican II, et le pape Jean-Paul II qui a réalisé ce printemps, détruit le mur de Berlin et libéré les pays d'Europe de l'Est de l'occupation communiste, a déclaré Mgr Raï. Nous sollicitons leur intervention pour la paix dans notre pays et au Moyen-Orient, en Palestine, en Syrie en Irak et en Égypte. » Et le patriarche d'ajouter, à l'adresse du président Sleiman : « Nous demandons également l'intercession des deux papes pour que le Parlement élise un nouveau président de la République qui soit capable de prendre la relève, vous qui avez pu, avec votre patience et votre sagesse, conférer au Liban une place importante à l'échelle arabe et internationale. »
Michel Sleiman avait été reçu au siège de l'Institut maronite de Rome par Mgr Raï et le vicaire patriarcal à Rome, l'évêque François Eid, samedi soir vers 18h30. Après une brève présentation artistique, dans la rue menant à l'Institut, une rencontre s'est tenue entre le chef de l'Église maronite et M. Sleiman. Ce dernier a ensuite écrit un mot sur le registre d'or de l'église : « Il y a plus d'un siècle que l'église Saint-Maron à Rome est le témoin vivant de l'esprit de nos aïeux et des valeurs de notre Orient, berceau de la foi et des civilisations au cœur de la capitale du catholicisme. Aujourd'hui, alors que je partage la joie des Libanais en général, et surtout des maronites, pour la célébration de son centenaire, je prie pour qu'elle reste un phare de résurrection continue pour de nombreux centenaires à venir. »
Au terme de la célébration eucharistique, le patriarche Raï a présenté au président Sleiman une statuette de saint Maron, à l'image de celle placée dans la cour de la basilique Saint-Pierre et bénie par le pape émérite Benoît XVI. M. Sleiman et son épouse Wafa' ont par ailleurs assisté hier, accompagnés par la délégation libanaise, à la canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II. Ils ont également pu saluer le pape François.



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dimanche 27 avril 2014

À son arrivée à Rome, Sleiman s’entretient avec Raï - L'Orient-Le Jour

À son arrivée à Rome, Sleiman s'entretient avec Raï - L'Orient-Le Jour

26/4/2014-À son arrivée à Rome, Sleiman s'entretient avec Raï

Le président de la République, Michel Sleiman, est arrivé hier à Rome en début d'après-midi, accompagné de la Première dame, Wafa' Sleiman, à la tête d'une délégation, pour assister aux canonisations des papes Jean XXIII et Jean-Paul II au Vatican.
À son arrivée dans la capitale italienne, le chef de l'État a présidé une réunion avec les membres de la délégation pour passer en revue les préparatifs de la participation de la délégation libanaise aux deux cérémonies, qui promettent d'être les plus importantes, en termes de participation, dans l'histoire de l'Église.
En début de soirée, le président Sleiman s'est rendu avec le vcie-président du Conseil et ministre de la Défense, Samir Mokbel, au lieu de résidence du patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, à Rome. L'entretien a eu lieu en présence de l'évêque François Eid et du père Tony Gebran.

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Envoyé de mon Ipad 

Les Libanais présents en masse à la cérémonie de canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II - CITÉ DU VATICAN, de notre envoyé spécial Fady NOUN - L'Orient-Le Jour

Les Libanais présents en masse à la cérémonie de canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II - CITÉ DU VATICAN, de notre envoyé spécial Fady NOUN - L'Orient-Le Jour

Olj26/4/2014-Les Libanais présents en masse à la cérémonie de canonisation de Jean XXIII et Jean-Paul II

Plusieurs milliers de Libanais, dont le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, et le président de la République, Michel Sleiman, assisteront demain, dimanche, au milieu d'une foule compacte de plusieurs centaines de milliers d'autres pèlerins, à la double canonisation de Jean-Paul II et du pape Jean XXIII, place Saint-Pierre, au Vatican.

Évidemment, pour des Libanais, c'est Jean-Paul II, qu'ils connaissent personnellement depuis sa visite au Liban en 1997, qui tient la vedette. Le patriarche Béchara Raï était, ne l'oublions pas, le coordinateur du synode spécial sur le Liban tenu en 1995, et à ce titre, il a pu travailler avec l'équipe du pape polonais et l'approcher de près.

Si beaucoup de jeunes et de retraités ont fait le déplacement à Rome, les couples mariés ne manquent pas non plus, malgré le coût élevé du voyage et l'encombrement.
Venus de Amchit (Jbeil), Tony Sacre, un chef d'entreprise, et son épouse Amal étaient fiancés quand Jean-Paul II est venu au Liban, en 1997. Mariés la même année, ils ont aujourd'hui quatre enfants, qui les accompagnent en pèlerinage. Le souvenir de la visite et de la messe en plein air qui avait réuni la moitié des chrétiens du Liban, sur le front de mer, est toujours vivace dans son esprit. Il dit être à Rome, avec son épouse, dans l'esprit de l'hospitalité libanaise. Ils rendent à Jean-Paul II la visite qu'ils ont reçue.
C'est un peu le cas de Hanna Sacre, employé au Casino du Liban, dont le mariage est lui aussi placé sous le signe de la visite de 1997. Il est là avec sa femme Liliane et leur fils Jean-Marc.
Les deux couples et leurs enfants font partie d'un groupe d'une quarantaine de pèlerins venus pour la canonisation. Ils sont plusieurs dizaines de groupes à sillonner les rues de Rome et les sanctuaires qui entourent la ville, en attendant dimanche.

Effusion spirituelle sur la tombe de Jean-Paul II
Carmen Zogheib, présidente du Mouvement de la femme arabe, membre du bureau pastoral de la femme à Bkerké, est toujours émue. L'effusion spirituelle qui l'habite depuis la veille, lorsqu'elle s'est rendue sur la tombe de Jean-Paul II, installée à l'entrée de la basilique du Vatican, l'a empêchée de dormir. Ce matin, elle baigne toujours dans cette grâce. Elle en est convaincue, Jean-Paul II est « un saint libanais ». « Comme Charbel et Rafqa », précise-t-elle. Et comme beaucoup de pèlerins, elle n'est pas loin de penser que le Liban devrait le prendre pour « patron secondaire », après la Vierge.

Comme elle, une de ses amies, Maguy Bassil, a été émue jusqu'aux larmes. « Je n'ai jamais autant pleuré », confie-t-elle, confuse de n'avoir trouvé au moment où elle a pu s'approcher de la tombe, à part son propre chapelet, avec lequel elle a poursuivi la neuvaine à la Divine Miséricorde, entamée le vendredi saint, que... des biscuits et un paquet de chewing-gums. Qu'à cela ne tienne, ses victuailles ont aussi effleuré la tombe du grand pape. « Je suis là d'abord pour rendre grâce, dit-elle, puis pour demander. Ma liste est longue. »

Le père Robert Daccache, qui conduit le groupe, s'était promis d'assister à la cérémonie de canonisation quand Jean-Paul II avait été béatifié. Il aime Jean-Paul II « depuis toujours ». Originaire de Ghadir, il est directeur de l'école Saint-Jean à Akaïbé (Kesrouan). Il était présent, le 10 mai 1997, à la veillée de prière avec les jeunes du Liban que Jean-Paul II a tenue à Harissa, au cours de laquelle il avait signé son Exhortation apostolique « Une espérance pour le Liban ».

Une « nouvelle Pentecôte »
Comme beaucoup, le P. Daccache s'identifie volontiers à ce qu'on a appelé « la génération Jean-Paul II », fruit de la prière pour une « nouvelle Pentecôte » élevée par Jean XXIII à l'ouverture du concile Vatican II, en 1962. La floraison de nombreux groupes de prière et de communautés chrétiennes nouvelles, après le concile, avait été perçue comme une réponse à cette prière. Jean-Paul II en cueillera les fruits sous la forme des Journées mondiales de la jeunesse, lancées au début des années 90. Le synode patriarcal maronite de 2005 avait demandé que l'on « n'éteigne pas l'Esprit » qui habite ces mouvements dont certains, à leur apparition, ont soulevé parfois la méfiance d'une partie du clergé maronite.

Une « nuit blanche » de prières
La cérémonie de canonisation commencera le samedi soir. Une nuit blanche de prières aura lieu dans la nuit de samedi à dimanche dans plus d'une dizaine d'églises du centre de Rome. Les pèlerins pourront y prier, se confesser et se rassembler selon leur langue. Ce temps de prière conduira à la cérémonie de canonisation place Saint-Pierre. Dès 9h, les fidèles réciteront le chapelet de la Divine Miséricorde, entrecoupé de la lecture de cinq textes des deux futurs saints. À 10h environ, débutera la procession qui portera le pape François sur le parvis de la basilique Saint-Pierre avec la litanie des saints.

Le rite de canonisation aura lieu au tout début de la cérémonie. Le préfet de la Congrégation pour la cause des saints, le cardinal Angelo Amato, demandera par trois fois au pape d'inscrire Jean XXIII et Jean-Paul II sur le catalogue des saints. À l'issue du rite, les reliquaires des deux papes, identiques, seront portés et déposés à côté de l'autel. La messe suivra.

Autour du pape François, seront présents entre 140 et 150 cardinaux, mille évêques, six mille prêtres, ainsi que deux cents diacres. De nombreuses délégations officielles assisteront à la cérémonie sur le parvis de la basilique Saint-Pierre. Non moins de 93 pays seront ainsi représentés par 24 chefs d'État, dont le président de la République Michel Sleiman, et par 35 chefs de gouvernement. Le pape François les saluera à l'issue de la messe sur le parvis.


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Envoyé de mon Ipad 

samedi 26 avril 2014

Réactions mitigées après la déclaration d’Erdogan aux Arméniens  | La-Croix.com

Réactions mitigées après la déclaration d'Erdogan aux Arméniens  | La-Croix.com

Réactions mitigées après la déclaration d'Erdogan aux Arméniens

Le premier ministre turc a présenté, mercredi 23 avril, ses condoléances aux descendants des Arméniens massacrés de 1915 à 1917.

La France et l'Arménie regrettent qu'il ne reconnaisse toujours pas le génocide.

Recep Tayyip Erdogan a créé la surprise, mercredi 23 avril, en présentant les condoléances de la Turquie « aux petits-enfants des Arméniens tués en 1915 ». Il s'agit d'un geste inédit, mais incomplet.

Pour la France, une déclaration insuffisante

Durant les commémorations du génocide à Paris, jeudi 24 avril, François Hollande a déclaré : « C'est un mot qu'il faut entendre mais qui ne peut pas encore suffire ». Il a toutefois concédé qu'il s'agissait d'une « évolution » de la part de la Turquie.

« Cette tragédie porte un nom, un seul nom c'est le génocide, il n'y en a pas d'autres, c'est la raison pour laquelle la République française l'a officiellement reconnu par une loi » en janvier 2001, a-t-il rappelé.

Il a aussi annoncé qu'il se rendrait à Erevan pour la célébration du centenaire du génocide, le 24 avril 2015 : « Pourquoi cette présence ? Non pas pour faire la leçon, non pas pour être le seul et le premier, (mais) parce que nous devons continuer jusqu'au bout le devoir de mémoire et donc la reconnaissance par le monde entier du génocide arménien ».

Les États-Unis voient une « étape positive »

Outre-Atlantique, la porte-parole du département d'État, Jen Psaki, a salué cette « étape positive », en y voyant une « reconnaissance publique historique de la souffrance des Arméniens en 1915 ».

« Nous croyons qu'il s'agit d'un signe positif indiquant qu'il peut y avoir une reconnaissance complète, franche et juste des faits, qui, nous l'espérons, fera avancer la cause de la réconciliation entre Turcs et Arméniens », a-t-elle ajouté.

Barack Obama, en voyage en Asie du Sud-Est, a appelé à une « reconnaissance pleine, franche et juste des faits », dans un communiqué.

Pour l'Arménie, une « opération de communication »

Dans un communiqué dévoilé jeudi 24 avril, le président arménien, Serge Sarkissian, a déclaré que la Turquie « poursuit sa politique de déni total ». Il a invité la Turquie à « se repentir et (à) se libérer de cette lourde charge ».

« Le déni d'un crime constitue sa continuation directe. Seule la reconnaissance et la condamnation (du génocide) peuvent empêcher la répétition d'un tel crime à l'avenir », a-t-il poursuivi.

« On ne présente pas des condoléances 99 ans après un génocide », a fait valoir Mourad Papazian, coprésident du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF). Selon lui, le chef du gouvernement turc « montre un visage ouvert de séduction au monde entier, mais en réalité il est dans la tradition officielle de la Turquie. »

L'Allemagne, où vit une importante communauté turque n'a pas officiellement réagi aux propos du premier ministre. Aucun représentant de l'Union européenne ne s'est exprimé.



Envoyé de mon Ipad 

vendredi 25 avril 2014

Raï se prononce, chez Berry, pour « un président accepté de tous » - L'Orient-Le Jour

Raï se prononce, chez Berry, pour « un président accepté de tous » - L'Orient-Le Jour

Raï se prononce, chez Berry, pour « un président accepté de tous »


Olj25/42014

Le patriarche maronite, le cardinal Béchara Raï, a de nouveau appelé les députés à assurer le quorum mercredi prochain, au Parlement, pour élire un nouveau chef de l'État.
Le patriarche maronite a pris l'avion hier pour le Vatican où il doit assister dimanche à la canonisation des papes Jean-Paul II et Jean XXIII. Avant son voyage, le chef de l'Église maronite a fait un crochet par Aïn el-Tiné pour un entretien avec le président de la Chambre, Nabih Berry, au sujet de l'élection présidentielle et de la réunion électorale de mercredi, place de l'Étoile. Il était accompagné des évêques Youssef Sayyah et Salim Mazloum.


Répondant aux questions de la presse au terme de l'entretien, il a jugé nécessaire que les « séances électorales se poursuivent jusqu'à ce qu'il soit possible, après concertations et par voie de vote, à élire un nouveau président pour le Liban ».


Quant au profil du nouveau locataire de Baabda, il doit être, selon Mgr Raï, « accepté de tous, puisqu'il est le président de tous les Libanais ». « Cela ne veut pas dire comme le prétendent certains qu'il est faible. Sa force réside dans le fait qu'il soit accepté de tous étant donné que nous avons besoin, au Liban, de quelqu'un qui puisse réunifier les Libanais et qui puisse avoir une envergure arabe et internationale », a-t-il affirmé, avant d'ajouter : « Suite à la réunion de mercredi et à ses résultats et d'après ce que j'ai entendu à travers les médias, je répète que le Liban a besoin de charité et de communion parce qu'il n'est pas permis qu'à chaque événement, nous nous mettons à nous blesser et à nous insulter mutuellement. »

« L'élection, un devoir... »
Le patriarche a démenti des informations de presse selon lesquelles il envisage de convoquer un sommet spirituel pour exercer des pressions sur les députés afin qu'ils assurent le quorum à la deuxième séance. « La présence des parlementaires à la réunion électorale est un devoir que dicte la conscience de chaque député. Celui-ci est mandaté par le peuple pour accomplir un certain nombre de devoirs dont l'élection d'un chef de l'État. Il ne peut pas se servir de ce mandat comme d'une propriété privée. Pas besoin donc de les convoquer. Ils doivent se rendre d'eux-mêmes au Parlement et ne peuvent pas s'absenter ou provoquer un défaut de quorum », a insisté le patriarche.


Il devait reprendre les mêmes propos à l'aéroport de Beyrouth où il a pris l'avion pour l'Italie en compagnie de Mgr Mazloum, du directeur des relations publiques à la Banque de Beyrouth, Antoine Habib, et de son épouse, Claude, de Mme Marie-Claude Sfeir et du responsable de l'information à Bkerké, Walid Ghayad.
Mgr Raï a rejeté l'appellation « président d'entente ou consensuel », en expliquant que lorsqu'un chef de l'État est élu, que ce soit par les deux tiers des voix parlementaire ou par la majorité simple, « il restera celui que le Parlement aura choisi et qui sera donc le meilleur ». Il a affirmé avoir voulu que le Parlement passe directement mercredi, au deuxième tour, avant d'indiquer en réponse à une question, que M. Berry l'a informé qu'il compte continuer de convoquer la Chambre jusqu'à ce qu'elle élise un chef de l'État.

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À défaut de présidentielle purement libanaise, le vide ou le consensus externe...



Envoyé de mon Ipad 

OASIS - LIBAN- Salim Daccache:pourquoi réinventer l'identité libanaise » Chrétiens de la Méditerranée

OASIS - LIBAN: pourquoi réinventer l'identité libanaise » Chrétiens de la Méditerranée

OASIS – LIBAN: POURQUOI RÉINVENTER L'IDENTITÉ LIBANAISE- 23-4-2014

Pour faire face à l'onde de choc des événements qui secouent le Proche-Orient, le Liban est appelé à réformer ses institutions et à abandonner la logique confessionnelle sur laquelle elles reposaient, il doit repenser le pacte de coexistence entre les communautés qui la composent.

Les derniers développements sur la scène libanaise (pénibles difficultés à former un gouvernement, les problèmes des réfugiés syriens, une crise sociale et économique montante, l'insécurité sans frein, la cassure entre musulmans sunnites et shiites, l'implication massive du Hezbollah en Syrie) ne relèvent pas de l'accidentel mais de la crise perpétuelle du système politique confessionnel lui-même. Ils démontrent par leur pression que les Libanais doivent incessamment trouver une issue à une crise politique qui est le résultat de deux facteurs interdépendants : un système qui fait prévaloir une logique confessionnel entre les différentes communautés libanaises, otages des politiciens de tous bords avec la complicité de certains dignitaires religieux, et la sollicitation ouverte de forces extérieures, généralement antagonistes, afin qu'elles interviennent dans le pays, ce qui ne fait qu'exacerber les oppositions et les anathèmes entre les parties libanaises.

Dans ce contexte, la planche du salut ne peut être qu'une ré-invention de l'identité libanaise ou bien de la fameuse libanité, concept forgé par Choukri Ghanem, célèbre homme de lettres libanais du début du 20e siècle (1861-1930). Cette identité n'est rien moins aujourd'hui qu'une « Arche de Noé », en dehors de laquelle les Libanais seront probablement emportés par le déluge qui sévit dans la région et qui commence à laisser ses traces tant sur le devenir des âmes que sur l'ensemble des relations sociales.

Toutefois adhérer au Liban et intégrer l'identité libanaise au cœur même de chaque communauté libanaise nécessite un changement de cap de toutes les forces politiques en présence. Il est nécessaire que les composantes du 8 Mars, surtout les partis shiites, acceptent d'intégrer l'État en mettant leur confiance dans les forces de sécurité, qui ont marqué beaucoup de points positifs ces derniers temps, et en énonçant une position claire quant à l'avenir de leurs forces militaires et quant à leur demandes politiques. Une volonté politique de négocier de bonne foi est nécessaire à ce niveau. L'exemple de la déclaration de Baabda n'est plus à répéter. Publiée le 11 juin 2012 par les participants à la table du dialogue entre Libanais, elle avait mis les fondations d'une nouvelle entente politique et une feuille de route pour tous mais a été reniée quelque temps après avoir reçu l'aval de tous.

Il devient inévitable que le 14 Mars, surtout dans ses composantes sunnites, accepte une réforme profonde des institutions de l'État, y compris un remodelage du pouvoir plus rationnel, au-delà des accords de Taëf, en dépassant le modèle d'un fonctionnement tel qu'il a été appliqué sous la tutelle syrienne et qui faisait du système politique libanais un simple otage entre les mains d'une grand frère ou d'une grande sœur. Il ne suffit plus de proclamer l'obligation de l'adhésion et l'appartenance à l'État ; il faut présenter la vision d'un État capable de fonctionner et de réaliser les intérêts des Libanais.
Les chrétiens sont tenus de donner un « contenu d'avenir et d'avant-garde » à leurs choix historiques, car il ne suffit plus de vivre sur ses lauriers en faisant valoir l'initiative d'avoir fondé le Liban moderne. L'attachement inébranlable des chrétiens au Liban, patrie du présent, devra se traduire par l'élaboration d'un projet d'avenir. Celui-ci devra être axé sur un choix lucide et courageux, quant au fondement de la légitimité du pouvoir, dépassant l'attachement à tout prix au partage confessionnel du pouvoir et optant pour la citoyenneté consensuelle qui est au cœur même des revendications des révolutions arabes, malgré les déviations les plus malheureuses. La ferme volonté des chrétiens, envers et contre tout, de ne fonder le pouvoir que sur l'adhésion de tous à un ensemble commun de valeurs sociaux et politiques fera de leur choix un défi pour tous.

Les chrétiens ont réussi, malgré les régressions à incarner le principe du pouvoir fondé sur le consensus, et à continuer à le proposer à leurs concitoyens. C'est un choix qui s'est longtemps opposé au choix du pouvoir minoritaire et totalitaire : autant de chants de sirènes stridents, qui ont longtemps assourdi notre région, au nom de causes où se confond le factice et le légitime.
Le drame syrien est la preuve tragique des dangers de tels choix, et de leurs horizons sinistres et bloqués. Les implications du déchirement de la Syrie sur le Liban et au Liban, doivent inciter les forces politiques à repenser leur choix. L'implication des Libanais en Syrie ne peut être qu'étatique, donc non partisane. Elle ne peut être axée que sur la médiation, et donc prêchant la réconciliation et le redressement de l'État voisin.

Les forces politiques devraient abandonner la chimère d'une victoire de l'un des deux camps de la guerre civile syrienne, fondée sur l'idée que pareille victoire constituerait un atout quantifiable dans notre jeu politique interne. Indépendamment de l'impact que pourrait avoir l'intervention d'un groupe de Libanais dans ce carnage, il vaut mieux que tous les Syriens se rappellent, dans l'avenir proche et lointain, que leurs voisins n'ont agi que pour leur épargner cette épouvantable descente aux enfers. Le Liban a grand intérêt d'agir de cette manière afin de s'alléger le poids que représentent les réfugiés syriens sur son territoire et afin de les aider à retourner le plus tôt possible à leurs cités et villages. Quel Liban aurions-nous au cas où la vague de réfugiés syriens s'installe dans le Pays, alors que le Liban n'a jamais pu assumer la présence de la vague palestinienne de réfugiés ?

Le Liban à une mission historique à laquelle il doit être fidèle : être un pays porteur de valeurs de vivre-ensemble et de respect de la diversité et des droits de chacun et de chaque communauté. Il est important d'aider les Libanais et d'éclairer le chemin qu'ils doivent traverser et qui mènera les institutions de l'État de la phase confessionnelle où elles se trouvent, a l'étape d'un État de droit moderne. C'est une marche complexe, qui comporte une dimension éducative certaine ; mais aussi un volet social, au niveau de l'évolution des mœurs et du comportement politique, surtout des jeunes générations. Il faudra aussi s'assurer que les communautés libanaises, sans aucune exception, jouissent des garanties politiques et constitutionnelles quant à leur droits et à leur devenir.
Encore le Liban, oui ! Car son rôle est plus que jamais déterminant pour la région et pour la nécessité de sortir de la guerre et ses violences. Pour cela, il devra faire le pas vers un nouveau printemps.

Salim Daccache – OASIS



Envoyé de mon Ipad 

Persécution des chrétiens : une affaire qui marche... - Le Point

Persécution des chrétiens : une affaire qui marche... - Le Point

Persécution des chrétiens : une affaire qui marche...

Le monastère Saint-Serge-et-Saint-Bacchus de Damas, en Syrie, attaqué par les brigades islamistes du Front Al-Nosra qui ont fait des dizaines de morts, en septembre 2013.

Les tueurs sont oecuméniques. Ils ne font pas de différences entre catholiques, protestants, orthodoxes, Églises autocéphales. Dans des dizaines d'États, d'un bout à l'autre de la planète, le seul fait d'être chrétien suffit pour être désigné à la vindicte et considéré comme une cible potentielle par les sicaires de tout poil. Le relevé macabre et méticuleux effectué chaque année par l'ONG (de sensibilité protestante) Portes ouvertes fait froid dans le dos. Dans l'édition 2014 de son Index mondial de la persécution, elle dresse un annuaire des cinquante pays où être chrétien coûte le plus.

On y trouve, bien sûr, les zones géographiques gangrénées par l'islamisme radical. Le Sahel, le Maghreb, le Proche-Orient arrivent en tête du palmarès en matière d'assassinats, de lieux de culte ravagés, pillés, incendiés, d'intolérances et de violences diverses. En Syrie, en Irak et en Égypte, l'ONG parle d'un "hiver chrétien", avec des exodes massifs de population. En Syrie, plus d'un millier de chrétiens ont été assassinés l'an dernier. Un contrecoup dramatique des Printemps arabes et de la montée du fondamentalisme musulman.

Mais l'Asie n'est pas en reste. Car les extrémistes musulmans ne sont pas les seuls à s'en prendre aux chrétiens. En Inde, par exemple, les nationalistes du BJP, qui sont en passe de remporter les élections en cours, prônent une idéologie ethnico-religieuse qui ne laisse aucune place aux minorités. Un bon Indien doit être de religion hindouiste. Cinq des vingt-huit États de l'Union indienne ont adopté des lois criminalisant la conversion au christianisme. Au Sri Lanka, dirigé par des bouddhistes purs et durs, une cinquantaine d'attaques d'églises ont été recensées.

La peine de mort pour les apostats

L'Index opère une classification selon les motivations des persécuteurs. L'islamisme radical entend incorporer tous les citoyens, de gré ou de force, dans le Dar al-Islam (la maison de l'islam). Le laïcisme intolérant, genre dictatures communistes, veut éliminer le moindre germe risquant de contaminer l'idéologie dominante et obligatoire. Le totalitarisme pur jus, lui, cherche surtout à empêcher tout contre-pouvoir.

Force est tout de même de constater que, du Nigeria à l'Irak, ce sont les militants enfiévrés d'une lecture anachronique du Coran qui font courir les plus grands risques aux chrétiens. Car même quand la législation prévoit la liberté de culte, l'apostasie (le fait de renoncer à sa religion) est la plupart du temps considérée comme un crime et passible de la peine de mort. En Arabie saoudite, les choses sont plus simples : tout culte autre que l'islam est interdit. Raison invoquée : la totalité du royaume, où se trouvent les lieux saints de La Mecque et Médine, est considérée comme une immense mosquée... Fermez le ban !

Dans ce tableau bien sombre, quelques petites lueurs d'espoir cependant. Le Qatar, qui observe pourtant le rigoureux rite wahhabite comme l'Arabie voisine, a récemment autorisé la construction d'églises (très discrètes...), comme c'était déjà le cas à Bahreïn, aux Émirats arabes unis ou à Oman.

L'Index mondial de la persécution est en vente (5 euros) sur le site : www.portesouvertes.fr.



Envoyé de mon Ipad 

mercredi 23 avril 2014

La Turquie d’Erdogan fait un pas en direction des Arméniens | La-Croix.com

La Turquie d'Erdogan fait un pas en direction des Arméniens | La-Croix.com

Le génocide arménien commémoré en Turquie aussi

D'une façon totalement inattendue, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a présenté le 23 avril les condoléances de la Turquie « aux petits-enfants des Arméniens tués en 1915 » lors des massacres visant cette communauté sous l'empire ottoman. Le chef de gouvernement turc s'exprime pour la première fois aussi ouvertement sur ce drame survenu entre 1915 et 1917, reconnu comme le premier génocide du XXe siècle par de nombreux pays, sauf la Turquie.

« C'est un devoir humain de comprendre et de partager la volonté des Arméniens de commémorer leurs souffrances pendant cette époque », selon le communiqué. « Nous souhaitons que les Arméniens qui ont perdu la vie dans les circonstances du début du XXe siècle reposent en paix et nous exprimons nos condoléances à leurs petits-enfants.

Un épisode de l'histoire tabou en Turquie

Le 24 avril 1915 des centaines de milliers d'Arméniens de l'empire ottoman avaient été déportés, nombre d'entre eux tués (1,5 million selon les Arméniens) et la plupart de leurs biens confisqués.

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Cet épisode de l'histoire était tabou en Turquie. Mais les choses ont changé, avec la publication de récits d'histoires de familles turques qui découvrent qu'un membre de leur famille est arménien. Comme le livre de Fethiye Çetin. Avocate, militante des droits de l'homme, dans « Le Livre de ma grand-mère » (1), elle raconte le secret de Seher, sa propre grand-mère, qui un jour lui révèle qu'elle est arménienne, née dans un village de la province anatolienne de Maden, rescapée du génocide.

Encore enfant, sa grand-mère est arrachée des bras de sa mère par un officier qui l'adopte comme sa fille. Elle est plus tard mariée à un Turc. Son frère a, lui aussi, échappé à la mort, comme sa mère, ce qu'elle apprendra des années après.

« Le Livre de ma grand-mère »

L'ouvrage en est à sa douzième réédition en Turquie. Il a levé le voile sur une réalité historique jusque-là occultée. Dans un second livre, Fethiye Çetin, a donné la parole aux « petits-enfants » de ces grands-parents pour qu'ils racontent leur histoire afin que la Turquie regarde son histoire en face.

En septembre 2005, le colloque sur les « Arméniens ottomans au moment du déclin de l'empire », avait réuni à Istanbul plusieurs historiens, politologues et scientifiques pour discuter ouvertement des faits historiques de 1915 et ce malgré de fortes pressions du gouvernement.

Enfin, en 2015, la communauté arménienne s'apprête à commémorer le génocide, pour son centième anniversaire, avec de nombreuses cérémonies un peu partout dans le monde.

Agnès ROTIVEL


Envoyé de mon Ipad 

mardi 22 avril 2014

Dernières nouvelles du Patriarche Maronite

16/4/2014-Le patriarche maronite à Genève : Les chrétiens et l'avenir du Proche-Orient

Mgr Béchara Raï à l'ONU avec Mgr Boulos Sayyah, vice-patriarche, et le nonce Silvano Tomasi.
Zahi HADDAD | OLJ16/04/2014

Vidéo youtube  sur le message de Pâques :http://youtu.be/m_O3gH6pCT0
Le patriarche maronite Béchara Raï était de passage à Genève, la semaine dernière, pour rencontrer la communauté libanaise et les Genevois, mais aussi pour donner une conférence au siège européen des Nations unies sur « Les chrétiens et l'avenir du Proche-Orient ».
C'est à l'initiative du nonce apostolique Silvano Tomasi, représentant le Saint-Siège auprès de l'ONU à Genève, que le patriarche Raï a fait un passage remarqué en Suisse. Pris en charge par l'Association pastorale maronite en Suisse, son programme de visite a d'abord commencé par l'hôtel Intercontinental pour un dîner avec quelque 150 représentants de la Genève locale, internationale et libanaise, et s'est conclu à la paroisse Jean XXIII, à Saint-Nicolas de Flüe, pour une messe solennelle.
Mais le point d'orgue de ce déplacement helvétique a été la conférence donnée au Palais des Nations devant un parterre de diplomates, journalistes et fonctionnaires internationaux, venus tenter de comprendre la place des « Chrétiens et le futur du Proche-Orient », sujet relativement peu relayé malgré l'intérêt suscité pour une région qui reste, avant tout, empreinte de mystères et de fantasmes.
Le responsable maronite a d'ailleurs commencé par rappeler la présence des chrétiens au Proche-Orient, depuis deux millénaires, ainsi que leur contribution, tant spirituelle que culturelle et économique, au développement des pays dans lesquels ils sont établis. « Les chrétiens sont des citoyens authentiques et originels de la région et leur interaction culturelle avec les musulmans a contribué à la modération et à l'ouverture » au Proche-Orient. Le patriarche a, en outre, défendu l'apport de « valeurs évangéliques, comme la sacralité de la vie humaine, la dignité de la personne, les libertés et les droits fondamentaux, la solidarité et l'interdépendance, la culture de la justice et de la paix, l'unité dans la diversité, les droits de citoyenneté, le respect de la différence, le sens de la démocratie, le dialogue et la participation à la gouvernance de la nation, l'ouverture et la modération ».

Sources instables
Dans la deuxième partie de son exposé, le patriarche a énuméré les causes de déstabilisation du Proche-Orient avec, en premier lieu, les « politiques décidées de l'extérieur », qui cherchent à modeler la région à leur guise. Dans son énumération, on trouve encore la récente « dislocation des régimes arabes » qui a souvent mené à la « mainmise d'une seule catégorie politique sur le pouvoir... marginalisant les autres entités ». La création de l'État d'Israël a, quant à elle, « attisé un conflit ouvert avec les Palestiniens et les pays arabes, introduisant la région dans une lutte idéologique, religieuse et confessionnelle ».
Et lorsqu'il aborde le conflit syrien, le patriarche maronite préconise un cessez-le-feu immédiat, la promotion des droits humains et un engagement, sans préconditions, de toutes les parties, pour que « les réfugiés syriens puissent rentrer chez eux ». En attendant, il demande à la communauté internationale de mettre en place « des camps d'hébergement dans les régions sûres en Syrie même » et de mettre « de côté ses intérêts propres ».

Solutions d'avenir
Puis se tournant vers l'avenir, le patriarche a exprimé l'espoir d'une accession au pouvoir de régimes modérés, « respectueux des droits de l'homme et de la liberté de conscience, de culte et d'opinion », ainsi qu'une « participation active de tous à la gouvernance des affaires de l'État ». Il a souhaité une « médiation active des pays amis et de la diplomatie du Saint-Siège pour encourager » les États de la région à « régler l'ensemble de leurs conflits par voie de négociations et non par les confrontations indirectes ».
Pour Béchara Raï, la stabilité régionale doit également passer par la résolution du conflit israélo-palestinien et l'application des « résolutions du Conseil de sécurité », relatives au retour des réfugiés, la création d'un État palestinien et « l'établissement d'un statut spécial pour la ville de Jérusalem afin qu'elle devienne une ville sainte ouverte au judaïsme, au christianisme et à l'islam ».

Séparation des pouvoirs
Au moment d'en terminer, le patriarche a appelé les religions du Proche-Orient à se séparer de la politique, tout en privilégiant une « indispensable collaboration ». « Tant que cette opération n'est pas faite, nous ne pouvons pas parler de démocratie, de libertés et de droits de l'homme. Le Liban offre un exemple dans ce sens. » Et de conclure : « Chrétiens et musulmans du Proche-Orient sont appelés à construire ensemble un avenir de convivialité et de collaboration, en vue du développement humain et moral de leurs peuples. »
Un argumentaire ambitieux qui, malgré les difficultés actuelles sur le terrain, a touché un auditoire international et onusien, lui aussi rompu au dialogue et à la mise en commun des efforts.

- 19/4/2014- Raï appelle les députés à élire "le meilleur président pour le pays"
OLJ19/04/2014

"Avec le peuple libanais, nous appelons à la protection de l'Etat et de l'argent
public", souligne le patriarche dans son message pascal.

Dans son message de Pâques cette année, le patriarche maronite Béchara Raï a indiqué samedi que "nous devons en cette occasion aspirer à une nouvelle vie capable de nous sortir de nos anciennes traditions". "La résurrection des cœurs est celle qui mène à la résurrection finale, en corps et en âme", a-t-il ajouté. Selon le patriarche, "nous somme appelés à renouveler notre vie et nos forces afin de sortir d'un passé routinier."

Ce renouvellement, selon le chef de l'Eglise maronite, concerne aussi les hommes politiques au Liban, notamment les députés et les ministres qui sont appelés à se consacrer au service du bien général, pour l'intérêt de tout le monde.

"La situation présente doit rappeler aux responsables que leur identité politique leur impose le devoir d'organiser la vie publique dans toutes ses ramifications et de gérer les affaires de l'Etat, a poursuivi le patriarche. Avec le peuple libanais, nous appelons à la protection de l'Etat et de l'argent public, nous appelons aux reformes nécessaires et à la résolution, au sein du Parlement, de toutes les questions en suspens".

Mgr Raï a remercié Dieu pour le gouvernement rassembleur qui œuvre à assumer ses responsabilités. "Nous remercions également le Parlement qui est appelé à élire un nouveau président de la République, un choix qui devrait être mûr à travers les séances électorales qui commencent mercredi prochain", a-t-il souligné.

Et de poursuivre : "Le regard du monde est tourné vers l'Assemblée : nous espérons que les députés respecteront leur devoir qui leur impose d'être présents et d'élire, en vertu des prérogatives qui leur ont été conférées par le peuple, le meilleur président pour le pays".

Les députés ont été convoqués le mercredi 23 avril à midi pour élire un nouveau chef de l'Etat devant succéder à Michel Sleiman dont le mandat s'achève le 25 mai. "La majorité des groupes parlementaires ont donné un avis favorable à la tenue de cette session et garanti que le quorum sera atteint", a expliqué à l'AFP Michel Moussa, un des trois députés désignés par M. Berry pour discuter avec les groupes parlementaires et les partis politiques de cette session. Pour la tenue d'une telle session, la présence des deux-tiers des 128 députés est requise.

21/4/2014-Présidentielle : le patriarche maronite appelle les députés à faire leur devoir

OLJ21/04/2014

Le patriarche maronite Béchara Raï a exhorté dimanche les députés à assister aux séances parlementaires en vue d'élire un nouveau président libanais.

"Les députés doivent jouer leur rôle et élire un nouveau président", a déclaré le patriarche lors de son sermon à Bkerké. "C'est un honneur pour les députés d'élire le chef de l'État", a-t-il souligné, rejetant tout vide à la tête du pays.

Le président de la Chambre, Nabih Berry, a convoqué mercredi dernier l'Assemblée le 23 avril afin d'élire un nouveau chef de l'État. Le collège électoral devra donc se présenter à la séance pour élire un successeur au président Michel Sleiman, dont le mandat expire le 25 mai. Jusqu'à présent, seul le leader chrétien Samir Geagea a officiellement fait acte de candidature. Ce dernier a annoncé mercredi dernier son programme électoral.

En s'adressant au président Michel Sleiman, présent à la messe, le patriarche a déclaré: "Vous avez dit la vérité, et confronté tout le monde sur les scènes locale et internationale".


Envoyé de mon Ipad

Syrie: Crucifixion de chrétiens

Nouvelles d'Arménie en Ligne

Photo tirée du film Ravished Armenia (1919), à partir du témoignage de Aurora Mardiganian, conservée par le Vatican.

"Sans les villes ou villages qui sont occupés par les éléments armés, les djihadistes et tous les groupes musulmans extrémistes proposent aux chrétiens soit la chahada [la profession de foi musulmane] soit la mort." Interrogée par Radio Vatican, vendredi 18 avril, Sœur Raghid dénonce des crucifixions de chrétiens en Syrie.

La religieuse syrienne, qui a dirigé l'école du patriarcat gréco-catholique à Damas, et qui vit maintenant en France, précise : "Quelques fois, [ils] demandent une rançon." Selon elle, après des massacres, des jihadistes ont parfois "pris les têtes et joué au foot avec elles", ont pris les bébés des femmes et "les ont accroché aux arbres avec leurs cordons ombilicaux".

"Ils subissent le martyr"

"C'est impossible pour ces chrétiens de renier leur foi donc ils subissent le martyr. Et le martyr d'une façon extrêmement inhumaine, d'une extrême violence qui n'a pas de nom", a-t-elle poursuivit. Et de citer en exemple Maaloula où les jihadistes "ont crucifié deux jeunes gens parce qu'ils n'ont pas voulu dire la chahada." "Il y en a un qui a été crucifié devant son papa. On a même tué son papa. Ce qui s'est passé par exemple à Abra, dans la zone industrielle, dans la banlieue de Damas", a-t-elle ajouté.

Alors que la guerre civile donne lieu à des massacres commis par toutes les parties, la minorité chrétienne s'est en majorité prononcée pour le régime laïc de Bachar Al-Assad, par crainte précisément des islamistes.

dimanche 20 avril 2014,
Jean Eckian ©armenews.com

D´autres informations disponibles : sur Francetvinfo.fr


Eglise syriaque catholique: message du patriarche Ignace Youssef III Younan

Espérer dans le retournement des situations difficiles

Ignace Youssef III Younan

ROME, 18 avril 2014 (Zenit.org) - La Résurrection « ranime dans le cœur de ceux qui croient en Jésus l'espérance dans le retournement de toutes les situations difficiles et des conflits qui déchirent notre monde », déclare le patriarche d'Antioche de l'Église syriaque catholique, Ignace Youssef III Younan dans son message pour Pâques 2014.

Dans ce message, publié également en syriaque et en arabe, le patriarche prie « le Christ ressuscité d'accorder sa paix et sa miséricorde, au monde entier, et surtout à notre Proche-Orient tourmenté par les guerres et l'insécurité, notamment le Liban, la Syrie, l'Irak, l'Égypte et la Terre Sainte, leur souhaitant la réconciliation et la stabilité ».

Message d'Ignace Youssef III YOUNAN

A nos vénérables frères archevêques et évêques bien-aimés
Aux révérends pères, diacres, religieux, religieuses et séminaristes
Et à tous nos fidèles au Liban, en Orient et dans la Diaspora

Paix et amour dans le Seigneur:

La Résurrection du Seigneur Jésus au matin de pâques signifie pour nous chrétiens la victoire de l'amour entraînant la défaite de la mort et du pêché. Elle ranime dans le cœur de ceux qui croient en Jésus l'espérance dans la résurrection de l'homme, ainsi que le retournement de toutes les situations difficiles et des conflits qui déchirent notre monde.

La résurrection du Christ nous appelle à un acte de foi, et pousse l'humanité à aspirer vers un monde meilleur, en mettant toute confiance dans les valeurs spirituelles. En retournant vers son Père, Le Christ ressuscité ne quitte pas son Église mais reste vivant dans les cœurs des chrétiens, et leur parle chaque jour à travers son Esprit-Saint qui est présent toujours dans l'Église et le monde. C'est bien lui qui a dit: «Voici que je serai avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Math 28: 20). Il demeure parmi nous aussi par sa parole inscrite dans l'Évangile, et par l'eucharistie, et son sacrement d'amour. 

A l'occasion de la glorieuse fête de pâques, nous présentons à nos vénérables frères membres du Saint Synode de notre Église syriaque catholique d'Antioche, à tout notre clergé, ainsi qu'à tous nos fidèles, l'expression de nos vœux paternels, priant le Christ ressuscité d'accorder sa paix et sa miséricorde, au monde entier, et surtout à notre Proche-Orient tourmenté par les guerres et l'insécurité, notamment le Liban, la Syrie, l'Irak, l'Égypte et la Terre Sainte, leur souhaitant la réconciliation et la stabilité. Nos prières vont aussi vers la Jordanie, la Turquie, et les pays que nos fidèles ont adoptés pour seconde patrie à travers le monde : en Europe, Amérique et Australie. Nous prions aussi pour les déplacés, les réfugiés, les pauvres, les nécessiteux, les affligés, et les souffrants, afin que tout le monde retrouve la joie et la sécurité auxquelles il aspire.

En souhaitant que ces fêtes pascales soient pour vous tous source de joie, d'espérance, et de grâces abondantes, nous vous accordons de tout cœur notre bénédiction paternelle, implorant sur vous les faveurs et la protection de la Sainte Trinité: le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Amen.

Le Christ est ressuscité… Il est vraiment ressuscité.

le patriarche Gregorios III-lettre de Pâques

Anne Kurian

ROME, 18 avril 2014 (Zenit.org) - « Toi aussi tu as une résurrection » : c'est le thème de la lettre de Gregorios III, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, d'Alexandrie et de Jérusalem, pour Pâques 2014.

Il appelle notamment le monde entier à « laisser la Syrie aux Syriens » et « à réaliser la trêve de la vie » dans le pays. Il annonce aussi la création d'un forum pour combattre le « danger d'augmentation de sentiments de haine, de rancœur, de vengeance » dans la société syrienne.

Enfin, il plaide pour que les futures conférences de paix de Genève se fassent en Syrie : « Nous, les Syriens, nous pouvons faire revenir la paix, la sécurité et la stabilité en Syrie ! »

Toi aussi tu as une résurrection

Il consacre la première partie de son message à une méditation spirituelle autour de la Résurrection du Sauveur, qui concerne tous les hommes : « chaque croyant en Dieu et en l'éternité attend la résurrection, la renaissance et le renouveau. Et à cette attente nous participons tous : Juifs, Chrétiens et Musulmans ».

Le patriarche dit à chaque homme et à chaque femme : « Toi aussi tu as une résurrection. Toi, en tant qu'homme, tu es aussi appelé à la résurrection. La Résurrection est le centre de la vie chrétienne et de toute vie. »

L'"église du Saint-Sépulcre", est appelée dans l'Orient chrétien "église de la Résurrection", rappelle-t-il : une double appellation qui unit « les significations fondamentales et sublimes de la vie de chaque être humain : Toi aussi, tu as une croix, et tu as une résurrection ! Heureux es-tu, avec ta croix et ta résurrection ! »

Pour le patriarche, « la Résurrection est un appel à une vie chrétienne fervente, sérieuse et engagée ».

Un forum syrien d'intellectuels

La seconde partie du message évoque la situation tragique de son « pays bien-aimé, la Syrie, qui continue son chemin de croix, mais qui parviendra un jour à la joie de la résurrection ».

Il dénonce le plus grand danger actuel : « danger d'augmentation de sentiments de haine, de rancœur, de vengeance, de dureté de cœur,... de retour au principe d'"œil pour œil et dent pour dent" ».

Pour « combattre ces courants et ces orientations », le patriarche annonce la création « d'un Forum Syrien d'intellectuels, qui réunirait une élite de penseurs chrétiens, croyants et engagés dans les problèmes de la société syrienne ».

Ce forum « formulera les principes, les méthodes et les programmes fondés sur nos valeurs nationales et les enseignements du saint Évangile », en rédigeant une charte « pour l'engagement pratique du chrétien dans tous les secteurs de la société syrienne ».

Le patriarche espère que le forum « aura un impact intellectuel considérable » dans la société et « une grande influence pour former et développer une vision chrétienne de la crise syrienne, qui aidera à assurer l'avenir des chrétiens en Syrie et dans les autres pays arabes, de même que leur présence, leur rôle et leur mission dans la société arabe ».

La Syrie, terre de la Résurrection

« Toi, Syrie, tu as une résurrection ! Tu as une résurrection, toi, mon frère chrétien ! Tu as une résurrection, toi, mon frère musulman ! », poursuit le patriarche Gregorios III en rappelant que « la Syrie est la terre de la Résurrection » car « à la porte de Damas, Paul de Tarse a vu le Christ ressuscité d'entre les morts ».

« Oh fils et filles de la Syrie ! Vous êtes les fils de la Résurrection, fils de la vie. Vous n'êtes pas les fils de la mort, vous n'êtes pas des instruments de mort », insiste-t-il en exhortant ses « frères Syriens » à être « unis », à être « un seul cœur, une seule pensée, un seul but » afin de « reconstruire et de renouveler la Syrie ».

Il estime en ce sens que la continuation de la conférence de Genève-2 devrait se tenir en Syrie : « Nous pouvons continuer Genève-2 ou faire Genève-3 ! Nous, et personne d'autre ! Nous, les Syriens, nous pouvons faire revenir la paix, la sécurité et la stabilité en Syrie ! »

Il conclut en lançant « un appel fervent, fort, suppliant » au monde entier, à « toutes les nations du monde, tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté » : « Nous vous appelons tous à déployer tous les efforts possibles pour la paix en Syrie. La tragédie syrienne a dépassé toute mesure et toute limite. »

« Ayez pitié de la Syrie ! Ôtez vos mains de la Syrie ! Laissez la Syrie aux Syriens ! La guerre n'a pas réussi ! La violence n'a pas réussi ! Les armes n'ont pas réussi !... La mort règne en Syrie ! On ne peut pas continuer la marche de la mort ! Nous devons tous tendre à réaliser la trêve de la vie. »

Évoquant enfin la prochaine visite du pape François en Terre Sainte (24-26 mai 2014), le patriarche lui souhaite la bienvenue et précise que l'Assemblée de la hiérarchie catholique en Syrie lui adressera un message : « nous espérons qu'il viendra visiter la Syrie pour célébrer sa victoire et sa paix ».

mercredi 16 avril 2014

Le patriarche melkite Grégoire III salue la reprise par l’armée gouvernementale de Maaloula | La-Croix.com

Le patriarche melkite Grégoire III salue la reprise par l'armée gouvernementale de Maaloula | La-Croix.com

Grégoire III Laham, patriarche melkite de Damas avec (à gauche), H.B. Nerses Bedros XIX Tarmouni, patriarche de Cilice des Arméniens, et (à droite), Mgr Louis Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens, à Rome, le 18 mars 2013.

Le patriarche melkite Grégoire III Laham a salué lundi 14 avril à la télévision syrienne la reprise le même jour par l'armée gouvernementale de la bourgade chrétienne de Maaloula.

La bourgade chrétienne, aux mains des djihadistes du Front al-Nosra depuis septembre dernier, est un célèbre lieu de pèlerinage, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco où l'on parle encore l'araméen, la langue de Jésus, était tombé aux mains des djihadistes du Front al-Nosra en septembre dernier.

Les rebelles, chassés une première fois par les forces gouvernementales, avaient reconquis la totalité de la ville le 2 décembre 2013.

Choc dans la communauté chrétienne

La conquête de Maaloula par les islamistes, aux cris d'« Allahu Akbar », avait créé un profond choc dans la communauté chrétienne en Syrie et à l'étranger.

Les djihadistes, qui avaient profané des sanctuaires chrétiens, avaient également assassiné plusieurs personnes refusant de se convertir à l'islam.

Les 13 religieuses et trois de leurs auxiliaires du monastère grec-orthodoxe de Sainte-Thècle qu'ils avaient enlevées le 3 décembre dans leur couvent ont été finalement libérées le 9 mars dernier.

« Nos ancêtres ont construit ces couvents, et nous restaurerons leur beauté »

Le primat de l'Église grecque-catholique melkite a souligné sur les ondes de la télévision al-Mayadin que partout où ils pénètrent, les groupes terroristes ne laissent que destructions et ruines et a relevé que des témoins lui ont rapporté l'ampleur des dommages causés au monastère de Sainte-Thècle lors de la prise du couvent par les groupes armés.

« Nos ancêtres ont construit ces couvents, et nous restaurerons leur beauté et leur splendeur avec les prières et l'affection des fidèles », a-t-il souligné, avant d'annoncer qu'il se rendrait prochainement à Maaloula.



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