Arabes du Christ


" الهجرة المسيحية تحمل رسالة غير مباشرة للعالم بأن الإسلام لا يتقبل الآخر ولا يتعايش مع الآخر...مما ينعكس سلباً على الوجود الإسلامي في العالم، ولذلك فإن من مصلحة المسلمين، من أجل صورة الإسلام في العالم ان .... يحافظوا على الوجود المسيحي في العالم العربي وأن يحموه بجفون عيونهم، ...لأن ذلك هو حق من حقوقهم كمواطنين وكسابقين للمسلمين في هذه المنطقة." د. محمد السماك
L'emigration chretienne porte au monde un message indirecte :l'Islam ne tolere pas autrui et ne coexiste pas avec lui...ce qui se reflete negativement sur l'existence islamique dans le monde.Pour l'interet et l'image de l'Islam dans le monde, les musulmans doivent soigneusement proteger l'existence des chretiens dans le monde musulman.C'est leur droit ..(Dr.Md. Sammak)

mercredi 18 avril 2018

« Les chrétiens du Moyen-Orient pourraient disparaître dans une dizaine d’années, même du Liban »

L’évêque syriaque-orthodoxe du Mont-Liban et de Tripoli, George Saliba, estime que « les chrétiens disparaîtront inévitablement du Moyen-Orient, même du Liban ». 

Georges Saliba, évêque syriaque-orthodoxe du Mont-Liban et de Tripoli, n’est pas optimiste concernant l’avenir des chrétiens du Moyen-Orient. « Si la situation reste telle qu’elle est actuellement, les chrétiens du Moyen-Orient disparaîtront dans une dizaine d’années, même du Liban », dit-il dans un entretien à L’Orient-Le Jour. 
Le prélat, pourtant, n’est pas un pessimiste. C’est un homme tenace qui a la force et la foi. Originaire de Syrie, appartenant à une communauté victime de massacres et de déplacements, il est plus conscient que d’autres de la fragilité des chrétiens du Moyen-Orient. « 70 % des chrétiens de Syrie ont quitté leur pays depuis le début de la guerre en 2011. Le pays comptait plus de deux millions de chrétiens, toutes communautés confondues. Ils habitaient principalement Alep, Damas, Wadi el-Nassara et Hassaka (région connue sous le mandat français par al-Jazira, et qui regroupait une kyrielle de minorités). 85 % des chrétiens d’Irak, qui étaient environ un million et demi en 2003 à la chute de Saddam Hussein, ne vivent plus dans leur pays. Leur exode s’est accéléré avec l’arrivée du groupe État islamique en 2014. Ils étaient originaires de Bagdad, de Mossoul, de la plaine de Ninive, de Zakho et de Dohuk », explique-t-il.
Ces chrétiens déplacés du Moyen-Orient se sont établis notamment au Canada, en Australie et en Europe dans des pays comme l’Allemagne, la Suède, les Pays-Bas et la Belgique. « Les chrétiens qui ont quitté la région ne reviendront plus chez jamais dans leur pays natal. Ils se regrouperont auprès de leurs églises, et leurs enfants perdront petit à petit leur appartenance au Moyen-Orient. Il y a 1 400 ans, nous avions perdu l’usage de notre langue araméenne à cause des conquêtes musulmanes. Aujourd’hui, à cause du fondamentalisme musulman, nous finirons par perdre la langue arabe que nous avons maîtrisée à merveille », s’insurge Mgr Saliba, un érudit qui connaît par cœur des milliers de poèmes dans les langues araméenne et arabe. 
« Au Liban, de nombreux chrétiens de la communauté syriaque, qui compte actuellement 80 000 âmes, sont partis avec le début de la guerre civile en 1975. La plupart d’entre eux, des descendants des rescapés des massacres de Seifo en 1916 sous l’Empire ottoman, ne détenaient pas la nationalité libanaise. C’est l’une des raisons qui les a poussés à partir », poursuit-il. 


« L’avenir appartient à l’islam » 
Pour la majorité des chrétiens d’Orient, le Liban, avec son président maronite, son administration mixte, sa liberté de culte et son pluralisme, reste le pays idéal, dont ils rêvent en tant que refuge. 
« Le seul chef d’État libanais qui avait saisi l’importance du Liban pour les chrétiens d’Orient était Camille Chamoun. Il avait œuvré concrètement lors de son mandat (1952-1958) à faire du Liban un pays refuge pour tous les chrétiens d’Orient. Depuis, personne n’a vraiment été sensible au dossier des chrétiens de Turquie, de Palestine, de Syrie, d’Irak et de Jordanie », note-t-il. Camille Chamoun avait aidé de nombreux chrétiens de la région établis au Liban à avoir accès à la nationalité libanaise, sachant que cette nationalité ne s’acquiert pas par le droit du sol mais par le droit du sang. Mgr Saliba déclare en réponse à une question : « Il faut voir les choses en face, il est nécessaire que les dirigeants politiques chrétiens libanais se réveillent, estiment véritablement le danger et qu’ils agissent en conséquence. Mais vu la façon dont les choses se présentent, je ne suis pas du tout optimiste sur ce plan. »


« Les Syriaques (comme les Arméniens, les Assyriens et les Grecs de Constantinople) sont des descendants de rescapés de massacres. Oui, il nous reste de nombreuses églises en Turquie, que ce soit à Tour Abdine, à Diarbakir, à Ourfa ou à Mardine… Oui, elles sont belles et vieilles et témoignent de l’ancienne appartenance chrétienne de la région. Mais à quoi servent-elles si elles sont vides et fermées, s’il n’y a plus de paroissiens ? » martèle l’évêque syriaque-orthodoxe, avant de poursuivre : « Ils disent que la superficie du Liban est de 10 452 km². À quoi servira-t-elle si ce pays se vide de ses chrétiens ? » 
Pour Mgr Saliba, un homme ouvert et tolérant et dont la porte est ouverte à tous, « l’avenir appartient à l’islam ». « Regardez ce qui se passe actuellement en Europe. L’Occident est athée, avec les changements démographiques et le déplacement des populations qui s’opèrent aujourd’hui, il finira par s’islamiser. Cette islamisation ne touchera pas uniquement le Moyen-Orient d’où les chrétiens auront disparu, mais toute l’Europe qui deviendra non seulement athée mais musulmane aussi », souligne-t-il en conclusion.


16/04/2018


https://www.lorientlejour.com/article/1110721/-a-quoi-servent-les-eglises-si-elles-sont-vides-et-fermees-.html

samedi 14 avril 2018

L'électricité et l'article 50 du budget 2018 au cœur des audiences de Raï à Bkerké

OLJ 13-4-2018
Lors de leurs entretiens avec le patriarche maronite, les Kataëb et le CPL campent sur leurs positions.
Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil et le président des Kataëb Samy Gemayel se sont entretenus à tour de rôle avec le patriarche maronite, Béchara Raï, à Bkerké, réitérant respectivement leurs prises de position sur le dossier de l'électricité et l'article 50 du budget 2018.
"Ce n'est pas en supprimant le mot 'permanent' et en le remplaçant par 'provisoire' que l'on réglera le problème, car c'est la question de la propriété qui est en jeu", a déclaré M. Gemayel, au terme de son entretien avec Mgr Raï. Par cet article, "la présence des Syriens au Liban pour une période indéterminée a été légitimée".
En vertu de cet article, "tout ressortissant arabe ou étranger propriétaire d'une unité résidentielle au Liban peut obtenir un permis de séjour permanent". L’article en question, dont bénéficient également l’épouse et les enfants mineurs de l’acheteur, impose une seule condition : "La valeur du bien acquis ne doit pas être inférieure à 1 milliard cinq cent millions de LL (1 million de dollars) s’il est situé dans Beyrouth, et à 750 millions de LL (500.000 dollars) s’il se trouve dans les autres régions".
Depuis plusieurs jours, le leader des Kataëb critique cet article qui, selon lui, légitime l'implantation de plus d'un million de Syriens ayant fui la guerre dans leur pays. Le week-end dernier, le patriarche maronite avait lui aussi dénoncé cet article, mettant également en garde contre une naturalisation maquillée.

L'électricité
Plus tôt dans la journée, le leader du CPL avait également été reçu par le dignitaire maronite, à la tête d'une délégation de son parti.

Le ministre de l'Environnement Tarek el-Khatib s'est exprimé à l'issue de cet entretien. "Il y a un camp au Liban qui ne veut pas d'électricité. Nous, au CPL, sommes connus pour notre transparence et personne ne peut nous accuser de corruption", a-t-il déclaré.
Lors du Conseil des ministres jeudi, un vif échange verbal avait opposé le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil (Amal), à son collègue des Affaires étrangères au sujet de la centrale électrique de Deir Ammar au Liban-Nord. La discussion autour du plan de production élaboré par le ministre CPL de l’Énergie, César Abi Khalil, a été renvoyée à la séance prochaine. Pour rappel, le projet Abi Khalil prévoit la location de deux navires-centrales à la société turque Karadeniz afin de combler le déficit de production de courant électrique. Plusieurs composantes gouvernementales s’opposent ouvertement à ce projet. Il s’agit notamment des Forces libanaises, du Parti socialiste progressiste, des Marada (de Sleiman Frangié) et du tandem Amal-Hezbollah.
Par ailleurs, M. el-Khatib a indiqué que la délégation du CPL avait assuré au patriarche son attachement au partenariat et à la préservation de l'unité nationale.


Lire aussi

Pour mémoire

https://www.lorientlejour.com/article/1110199/lelectricite-et-larticle-50-du-budget-2018-au-coeur-des-audiences-de-rai-a-bkerke.html

Kanaan : Amender plutôt la loi sur l’acquisition des biens-fonds par les étrangers

OLJ-14-4-2018
Face aux appréhensions suscitées par l’article 50 de la loi du budget, en vertu duquel un non-Libanais qui acquiert une unité résidentielle peut obtenir un permis de séjour permanent, Ibrahim Kanaan, président de la commission parlementaire du Budget et des Finances, a réagi hier, réfutant l’idée que ledit article favorise l’obtention de la nationalité libanaise, et proposant d’amender plutôt la loi sur l’acquisition de biens-fonds par les étrangers.

L’article 50 (qui, après son amendement par le Parlement, porte désormais le numéro 49) avait été critiqué notamment par Mgr Béchara Raï, le week-end dernier. Le patriarche maronite s’était ainsi inquiété de ce qu’il avait décrit comme « un prélude à l’acquisition de la nationalité et à l’implantation ».
C’est d’ailleurs à l’issue de sa visite à Bkerké que M. Kanaan a exprimé ses propos. « Ce n’est pas l’article 49 qui permet à un étranger l’acquisition de biens-fonds ou encore l’obtention de la nationalité », a-t-il déclaré, indiquant qu’ « un étranger qui détient un permis de séjour ne peut acquérir la nationalité libanaise, même s’il reste 100 ans au Liban ». « Pour éviter toute confusion, et comme je me suis entendu avec le patriarche, si nous voulons mettre un terme aux appréhensions, il faudrait plutôt amender la loi sur l’acquisition des biens-fonds par les étrangers », rappelant que le bloc parlementaire du Changement et de la Réforme dont il fait partie « avait proposé il y a plusieurs années une nouvelle loi qui serait plus stricte quant à la vente des biens-fonds ». Et d’insister : « La possibilité pour un non-Libanais de devenir propriétaire n’est pas liée à l’article 49 mais plutôt à la loi sur l’acquisition des biens-fonds. La solution peut donc être trouvée en définissant les plafonds et les exceptions à travers une nouvelle loi qui préserverait le Liban et son entité. » 
M. Kanaan a ensuite relevé qu’ « en vertu de l’amendement de l’article 50, un acheteur étranger n’a plus droit à un permis de séjour permanent, le titre de résidence ne lui étant octroyé que pour la période où il est propriétaire ». « Ce titre est retiré en cas de vente de l’appartement », a-t-il expliqué.

Harb et le PNL
Ces affirmations n’ont pas empêché Boutros Harb, député de Batroun, de réitérer ses appréhensions, appelant, après s’être lui aussi réuni avec Mgr Raï, à « faire face à tout texte de loi qui faciliterait à des non-Libanais leur infiltration dans le pays sous le label “faciliter le séjour” de tout acquéreur d’appartement ». 
Lors de sa réunion hebdomadaire présidée par Dory Chamoun, le Parti national libéral a de son côté appelé à « lever la confusion », affirmant, dans un communiqué, que « les contestations exprimées jusqu’à l’heure montrent clairement la peur d’une manipulation démographique, comme le déséquilibre national qu’avait produit le décret de naturalisation (1994) ».


https://www.lorientlejour.com/article/1110170/kanaan-amender-plutot-la-loi-sur-lacquisition-des-biens-fonds-par-les-etrangers.html

Le député libanais et secrétaire général du bloc du Changement et de la réforme, Ibrahim Kanaan, a été reçu vendredi -13-4-2018- à Bkerké par le patriarche maronite, Béchara Raï, pour discuter de l'article controversé numéro 50 de la loi de finances pour 2018, en vertu duquel "tout ressortissant arabe ou étranger qui achète une unité résidentielle au Liban peut obtenir un permis de séjour permanent".
"Nous pensons que le Liban ne peut plus supporter davantage de ventes de terrains aux non-Libanais", a déclaré M. Kanaan, précisant avoir soumis un projet de loi plus strict à ce sujet. "La solution est soit de ne pas vendre de terrains, soit d'avoir une loi avec des conditions plus strictes, a-t-il ajouté, appelant à l'amendement de la loi sur l'acquisition de propriétés par des étrangers, "à la lumière de la présence des réfugiés syriens au Liban". 

mercredi 28 mars 2018

Antoine Fleyfel: "Les chrétiens d'Orient ne vont pas disparaître"

Antoine Fleyfel: "Les chrétiens d'Orient ne vont pas disparaître"

27.03.2018 par Maurice Page
Le théologien et philosophe franco-libanais Antoine Fleyfel | © Maurice Page

Malgré les difficultés majeures et les défis auxquels ils sont confrontés, les chrétiens d’Orient ont encore un avenir et ne vont pas disparaître. Telle est la conviction du théologien et philosophe franco-libanais Antoine Fleyfel. Dans les sociétés arabes, profondément perturbées par l’islamisme radical, les chrétiens ont un rôle essentiel à jouer pour le dialogue et pour la paix.

Auteur d’une Géopolitique des chrétiens d’Orient parue en 2013, Antoine Fleyfel a dressé à l’Université de Fribourg le tableau complexe de la situation des chrétiens dans les divers pays du Proche-Orient arabe. A la dénomination très large de chrétiens d’Orient, il préfère celle plus précise de chrétiens arabes présents dans six pays: Liban, Syrie, Irak, Jordanie, Israël-Palestine et Egypte. Au-delà de leurs diversités évidentes, ces chrétiens partagent trois traits communs: la culture et la langue arabe, la cohabitation avec l’islam et la cause palestinienne.  “Nous sommes des chrétiens de culture musulmane”, ose le professeur de l’Institut catholique de Lille, invité par l’Oeuvre d’Orient.
Cela dit, toute idée d’uniformité est à rejeter entre les pays et les diverses confessions. En parlant de chrétiens d’Orient, les médias simplifient souvent à outrance. Selon que l’on soit au Liban ou en Egypte, on ne pense pas et on ne vit pas les mêmes choses. “Lorsqu’il est attaqué le Copte d’Egypte accepte le martyre, le Maronite libanais sort sa Kalachnikov et crée une milice.” L’évolution de chaque communauté dépend de l’histoire de son pays. “L’Orient adore être complexe.”

Analyse géo-politique

D’un point de vue géo-politique, la variété des situations est très grande, relève Antoine Fleyfel. Cela  lui permet de dire qu’hormis en Irak, les chrétiens ne sont pas menacés de disparition au Proche-Orient. Le chercheur passe au crible pour chaque pays la démographie, le pouvoir politique et économique et les idées.
Au Liban, les chrétiens forment environ 40% de la population, soit 1,5 million de personnes (même si un nombre considérable vit aujourd’hui à l’étranger). Ce poids démographique se reflète dans leur poids politique. Dans un régime confessionnel, chaque communauté a droit à sa part du gâteau. Musulmans et chrétiens gouvernent en principe à parité. Sur le plan économique, les chrétiens sont largement présents dans toutes les branches d’activité. Enfin avec une large majorité des écoles de la maternelle à l’université, leur presse écrite, leurs radios, leurs télévisions, leurs maisons d’édition, les chrétiens occupent une place déterminante dans le domaine des idées. Le franco-libanais peut ainsi écarter tout risque de disparition des chrétiens, malgré le délicat partage du pouvoir, les problèmes économiques et l’afflux des réfugiés syriens auxquels le pays doit faire face.
En Jordanie voisine, bien que ne formant que 3,5% de la population soit environ 200’000 personnes, les chrétiens sont solidement implantés. Le régime achémite se fait un devoir de les protéger. Les chrétiens disposent ainsi de 10% des députés au parlement et ont régulièrement des ministres. Ils sont également actifs dans l’armée et la diplomatie. Les chrétiens détiendraient entre le tiers et la moitié de l’économie. Enfin ils disposent de nombreuses institutions dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’action caritative. Les écoles chrétiennes sont très largement prisées par les musulmans. Là aussi, le risque de disparition est faible.

Les coptes, citoyens de seconde zone en Egypte

Deux chrétiens d’Orient sur trois sont des coptes d’Egypte. Ils forment environ 8% de la population, soit 7 à 8 millions de fidèles. Mais ils n’ont que très peu de pouvoir au plan politique et aucune garantie de représentativité. Depuis l’époque du régime nationaliste du président Nasser, dans les années 1950, ils sont traités comme des citoyens de seconde zone. Ils jouent un rôle impotant dans le domaine de l’éducation.
Confrontés à l’idéologie et aux exactions violentes des Frères musulmans ou des salafistes, les coptes ont intégré une forte spiritualité du martyre. Si on dénombre 5 à 6’000 victimes d’attaques anti-chrétiennes au cours des cinq dernières décennies, cela reste peu d’un point de vue géo-politique. La politique de soutien des chrétiens du président Al-Sissi constitue une volonté louable, mais il est encore tôt pour en voir les effets concrets face à la corruption et à l’autoritarisme. Le nombre des chrétiens les protège d’une disparition programmée.

1% en Palestine, 2% en Israël

En Israël (2%) et en Palestine (1%) la minorité chrétienne est plus faible. Son poids politique n’est cependant pas insignifiant, les chrétiens sont présents dans les parlements et détiennent plusieurs mairies dont Bethléem ou Ramallah en territoire palestinien, ou Nazareth en Israël. Il n’empêche qu’en tant qu’arabes ils restent souvent des citoyens de seconde zone en Israël. Sur le plan intellectuel, les chrétiens sont très actifs dans l’éducation, la recherche théologique et les publications. Du fait de leur faible nombre, de la pression de l’occupation israélienne et de l’émigration, la situation des chrétiens en Palestine et en Israël se fragilise. Mais grâce à la présence à Jérusalem du siège de nombreuses Eglises, l’idée d’une disparition des chrétiens n’est pas envisageable.

En Syrie, le choix entre le pire et le ‘plus pire’

En Syrie, les chrétiens formaient avant la guerre environ 6% de la population soit 1,5 million de fidèles. Ils ne sont aujourd’hui plus que 3%. La plupart se sont réfugiés au Liban et en Jordanie et attendent de pouvoir rentrer au pays. Ils disposaient d’une présence régulière au niveau du pouvoir en s’étant associés avec la minorité musulmane des Alaouites à la tête du régime. Aujourd’hui n’ayant plus le choix qu’entre le pire et le ‘plus pire’, la majorité des chrétiens restent loyaux envers le gouvernement. Leur participation culturelle a toujours été importante dans le pays. Ils subissent la même barbarie de la guerre que tous les autres Syriens et ne sont pas davantage menacés parce que chrétiens.

Une présence chrétienne menacée en Irak


Quel avenir pour les chrétiens arabes?
C’est certainement en Irak, que les chrétiens sont le plus menacés de disparition. De 1,5 million en 2003, ils sont passés aujourd’hui à 400’000 au plus, soit de 4% à 1%. Dès la création de l’Irak moderne, leur relation avec le pouvoir a été très difficile, même si on a compté quelques ministres chrétiens en Irak et au Kurdistan irakien. Aujourd’hui, à part celui de la diplomatie vaticane, ils ne disposent d’aucun appui extérieur. Leur influence culturelle reste faible. La défaite de Daech et la reconstruction de la plaine de Ninive leur donnent un faible espoir, mais tous ne semblent pas prêts à rentrer chez eux. Sans garantie de sécurité et de représentation politique, l’avenir des chrétiens d’Irak est très sombre.
Antoine Fleyfel croit en l’avenir des chrétiens arabes. Pour cela, il met trois conditions. La première est la volonté des chrétiens de rester sur leur terre. La deuxième est l’attitude tolérante de la majorité de la population musulmane. Sans volonté de bâtir ensemble, la cohabitation ne sera pas possible, avertit, le chercheur. Enfin, il faut que l’Occident assume ses responsabilités et aide sérieusement ces pays à s’en sortir. Ce soutien concerne les gouvernements, mais aussi les citoyens et les chrétiens. En plus du soutien matériel, le théologien ne manque pas de souligner le poids de la prière, de l’échange, de l’information.
La présence des chrétiens dans les sociétés du Proche-Orient est décisive pour ces pays, estime Antoine Fleyfel. Les chrétiens apportent la diversité dont ont besoin les musulmans pour se connaître eux-mêmes. Ils sont appelés à témoigner de l’amour du Christ qui les envoie pour être des instruments de dialogue et de paix. (cath.ch/mp)

Les Eglises d’Orient divisées en cinq familles ecclésiales

Si l’on remonte aux origines du christianisme, dans les cinq premiers siècles, l’Eglise est fondée sur la communion entre cinq patriarcats: Rome, Constantinople, Antioche, Alexandrie et Jérusalem. Les chrétiens d’Orient se rattachent aux trois derniers de ces patriarcats. Ces communautés sont au fondement même de la foi chrétienne.
Les choses se compliquent encore un peu plus lorsque l’on se penche sur les diverses Eglises. On distingue cinq familles ecclésiales à partir de leur acceptation au non des 7 premiers conciles œcuméniques.

La deuxième famille est celle des Eglises des trois conciles qui ont rejeté le concile de Chalcédoine (451) refusant de reconnaître la nature à la fois divine et humaine du Christ. On les appelle aussi Eglises orientales orthodoxes, monophysites ou pré-chalcédoniennes. Elle regroupe les Eglises copte-orthodoxe, arménienne apostolique et syriaque orthodoxe. Le poids des 7 à 8 millions de coptes d’Egypte en fait le groupe le plus nombreux.Les Eglises des deux conciles rejettent le concile d’Ephèse (430) qui a défini Marie comme la mère de Dieu. Ils ‘agit de l’Eglise assyrienne qui est aujourd’hui parmi les plus menacées: Elle ne compte plus que quelque dizaines de milliers de fidèles sur sa terre d’origine en Irak et moins d’un million dans le monde.
Le troisième groupe rassemble les Eglises des sept conciles jusqu’à Nicée II qui mit fin à la crise iconoclaste en 787. Il s’agit des Eglises grecques-orthodoxes d’Antioche, de Jérusalem et d’Alexandrie. C’est surtout la question de la juridiction du pape de Rome qui les distingue de l’Eglise catholique.
Les Eglises orientales catholiques forment la quatrième famille. A l’exception de l’Eglise maronite du Liban, remontant au Ve siècle, elles sont issues de la réunion avec Rome de groupes détachés des Eglises des trois premières familles. Outre les maronites, il s’agit essentiellement des Chaldéens d’Irak et des gréco-catholiques ou grecs-melkites des divers pays. Elles partagent le dogme avec l’Eglise romaine tout en maintenant leur personnalité et leur organisation propres.
La cinquième famille est celle des communautés issues de la Réforme. Luthériens, protestants, anglicans, baptistes ou évangéliques, ne forment qu’environ 1% des chrétiens orientaux mais ont une influence certaine par leurs institutions d’éducation et de formation. (cath.ch/mp)

L’Oeuvre d’Orient

Fondée en 1856 par des professeurs de l’Université de la Sorbonne, à Paris, et reconnue deux ans plus tard par le pape Pie IX, l’Oeuvre d’Orient se consacre depuis 160 ans au soutien des chrétiens du Proche et Moyen-Orient. Elle appuie aujourd’hui quelque 1’500 projets dans 23 pays, dans les domaines social, éducatif, humanitaire sanitaire ou pastoral. Œuvre à l’origine franco-française elle cherche à s’établir au plan international en créant des antennes dans d’autres pays d’Europe comme la Grande-Bretagne, La Pologne, l’Espagne, l’Italie et la Suisse.

Un début de prise de conscience chez les musulmans orientaux?

Interrogé sur la prise de conscience de l’islam oriental face à la crise, Antoine Fleyfel estime qu’elle commence à se faire. “La jeunesse n’en peut plus de la voie fanatique et intégriste de cette religion.”On compterait par exemple un grand nombre d’athées parmi les jeunes Irakiens. Les changements en Egypte, notamment du côté de l’Université Al Azhar, dénotent une certaine volonté de réformer l’islam, mais cela est trop récent pour fonder une véritable analyse. Il en est de même pour la volonté réformatrice du prince d’Arabie Saoudite. Un vent de modernité souffle, mais il ne faudrait pas oublier que depuis le XVIIIe siècle, l’Arabie est le foyer du wahabisme et d’une interprétation rigoriste de l’islam.
https://www.cath.ch/newsf/antoine-fleyfel-les-chretiens-dorient-ne-vont-pas-disparaitre/

Décès du P. Georges Massouh, artisan du rapprochement entre chrétiens et musulmans au Liban

La Croix 27-3-2018
Le P. Georges Massouh, théologien, chercheur et philosophe, connu pour avoir œuvré durant de longues années pour le rapprochement entre les communautés au Liban, est décédé dimanche 25 mars 2018 à l’âge de 55 ans.
Né au Mont-Liban, ce prêtre grec-orthodoxe, marié et père de trois filles, a consacré sa vie à étudier les différentes communautés religieuses présentes dans son pays et l’évolution de leurs attitudes mutuelles tout au long des siècles. Ses travaux croisaient l’histoire et la théologie, et en particulier la place de l’Autre dans chaque religion, « dans la providence divine et le salut », indique l’université orthodoxe de Balamand.
Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il dénonçait aussi « le repli communautaire » et la crise de confiance accentuée par la guerre et revendiquait ses identités multiples : orthodoxe, libanaise, arabe...
Licencié en mathématiques de l’Université libanaise, le P. Massouh était détenteur d’un master en théologie orthodoxe de l’Institut Saint-Serge à Paris (1992), et d’un doctorat en études islamiques de l’Institut pontifical des études arabes et islamiques de Rome.
Ordonné diacre en 1995 puis prêtre en 1997, il a pris la direction du Centre d’études islamo-chrétiennes au sein de l’Université orthodoxe de Balamand, au nord du Liban. Ce « laboratoire », le père Georges Massouh le souhaitait « en prise directe avec l’actualité », laissant de côté « les sempiternels vieux débats théologiques, pour se pencher sur des questions plus contemporaines », expliquait-il à La Croix en 1999.

ندوة في جامعة البلمند عن كتاب البطريرك يوحنا العاشر تحديات الوجود المسيحي

ندوة في جامعة البلمند عن كتاب البطريرك يوحنا العاشر تحديات الوجود المسيحي

نظم “مركز الشيخ نهيان للدراسات العربية وحوار الحضارات” في جامعة البلمند ندوة عن كتاب البطريرك يوحنا العاشر بطريرك إنطاكية وسائر المشرق للروم الارثوذكس “تحديات الوجود المسيحي في المشرق” في مركز الشيخ نهيان، في الحرم الرئيسي للجامعة.
شارك في الندوة مفتي طرابلس والشمال مالك الشعار، رئيس الكنيسة الإنجيلية الوطنية في لبنان القس حبيب بدر، رئيس مؤسسة الإمام شمس الدين للحوار الدكتور ابلااهيم شمس الدين. وحضرها البطريرك يوحنا العاشر ورئيس جامعة البلمند إيلي سالم، وعدد من المطارنة والعمداء والمدراء والطلاب.
وتناول المتحدثون هذا الكتاب الذي “يحمل شمولية الرؤية الرعائية للبطريرك ببعديها الأنطاكي والعام والتي تنطلق من الأسس الإيمانية الأرثوذكسية لتلاقي الإنسان المشرقي في تحديات وجوده في عالمنا الذي تمزقة الحروب العبثية وتدمر سلم القيم التي قامت عليها مجتمعاتنا وأهمها: الإخاء والتناغم والتعاون من أجل خير كل إنسان بعيدا من أي تمييز”.
يوحنا العاشر
وشكر البطريرك يوحنا العاشر الذين شاركوا في هذه الندوة مساهمتهم، وخص سالم بالشكر، وجامعة البلمند التي أصدرت الكتاب. وأعرب عن فخره ب”هذا الصرح الجامعي الذي يمتد على كل الأراضي اللبنانية”. وشدد على “أهمية أن يدرك الإنسان أن معنى الوجود الإنساني أن يدرك الإنسان وجه الآخر”.

الشعار
وأشاد المفتي الشعار بجامعة البلمند “هذا الصرح العلمي، وبمركز الشيخ نهيان الذي أعد لكي يكون ملتقى علميا وثقافيا للحوار ولتقريب المسافات ومد الجسور بين المسلمين والمسيحيين”.

أضاف أن هذا اللقاء “مهم أولا بوجود صاحب الغبطة متقدما هذا الحضور النخبوي، العلمي والفكري. وسلط الضوء على كتاب البطريرك الذي “يحمل من مضامين الفكر والثقافة وإشارات القيم الانسانية، ما يجعله سفرا يشكل مرجعية لقضية الإنسان والتلاقي والتعايش والتعاون في مسيرة بناء الإنسان”.
وشدد على ان “الإسلام في كل تعاليمه حفظ خصوصيات الآخرين مستشهدا بالكثير من الآيات الواردة في القرآن الكريم. وختم بالتأكيد أن “الوجود المسيحي يهم المسلمين كما يهم المسيحيين” و”كلما قوي الوجود المسيحي في الشرق قوي المسلمون وكلما ضعف يضعفون”.
بدر
بدوره، تحدث القس حبيب بدر عن الكتاب مشيرا إلى أن “من خلال هذا الكتاب، يمكن للقارئ أن يكون فكرة عن مسيرة صاحب الغبطة الرعوية والبطريركية”. وأضاف أن “هدف صاحب الغبطة في بطريركيته هو خدمة الإنسان كإنسان”، مشيرا إلى أن “غبطته يقول في كتابه: سيبقى الإنسان في إنطاكية محور الخدمة والرعاية”.

ولفت إلى “حرص البطريرك على كل الرعايا واهتمامه بها من لبنان إلى سوريا وفلسطين والعراق وكل الدول”.
شمس الدين
أما شمس الدين فتحدث عن “ضرورة الحوار”، مشيرا إلى أن “المسيحيين والمسلمين مشتركين في الثقافة والتاريخ وفي عبادة الاله الواحد”، مشيرا إلى أن “تحدي الوجود لا يتعامل معه بالقتال بل بمد جسور التواصل”.

وتطرق إلى إحدى مواقف البطريرك التي أشار فيها إلى أن “المسيحية والاسلام كما نعرف لا يعرفان منطق الأقلية والأكثرية، بل منطق التكامل والتشارك والعيش الواحد ضمانا لخير كل منهما”.
أضاف: “واهم من يعتقد من المسلمين أنه يقوى بإضعاف المسيحيين”، وسأل: “من يستطيع أن يعيش مشطورا من جزء منه؟”.
ولفت شمس الدين إلى أن “موقف البطريرك هو إصرار على وحدة الشعب، ووحدة الانتماء الذي يتلاقى مع مقولة الإمام الراحل محمد مهدي شمس الدين أن في هذا المشرق لا وجود لأقليات وأكثريات”.
وختم بأن البطريرك “آمن بالحوار وقبول الكل للكل وهذا جزء عميق من إيمانه الروحي”.
وأدار الندوة الكاتب والباحث أنطوان سعد الذي تطرق في كلمته إلى “أهمية الكتاب وصعوبة المهمة الموكلة إلى غبطة البطريرك يوحنا العاشر وإلى رمزية انتقاء ومشاركة المتحدثين في الندوة”.
بعد الندوة استضاف سالم البطريرك يوحنا العاشر والمشاركين على مأدبة غذاء.
وطنية

SYRIE - Témoignage de l’Archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi sur la situation en Syrie

SYRIE - Témoignage de l’Archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi sur la situation en Syrie
 
Hassaké (Agence Fides) – « Il n’est pas vrai que la guerre soit finie en Syrie. Nous continuons à gravir notre Golgotha et pour la septième année consécutive, nous approchons de Pâques sans ressentir la joie de la Résurrection du Seigneur ». C’est en ces termes que s’exprime S.Exc. Mgr Jacques Behnan Hindo, Archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi, décrivant les sentiments avec lesquels les chrétiens de la région de Jézirah, au nord-est de la Syrie, vivent les jours de la Semaine Sainte. « Le risque – indique l’Archevêque à l’Agence Fides – est que l’on pourrait arriver à l’avenir à un affrontement direct entre l’armée syrienne et les forces militaires américaines qui, dans la zone de Jézirah, ont implanté dix bases logistiques, justifiant leur entrée sur le territoire syrien par la nécessité de soutenir les milices kurdes contre les djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La récente évolution des rapports de forces dans le nord-est syrien, avec la conquête de la ville d’Afrin, enlevée aux forces kurdes par des milices rebelles appuyées par l’armée turque, a également été le fruit d’une erreur d’évaluation de la part des groupes kurdes syriens, qui visaient à trouver des appuis internationaux en vue de leurs projets indépendantistes. « Les kurdes – affirme l’Archevêque – se sont fiés des américains, montrant qu’ils n’avaient pas appris les leçons de l’histoire. Maintenant, sous prétexte d’aider les kurdes, les Etats-Unis contrôlent une bonne partie de la Mésopotamie syrienne et déjà, dans d’autres situations analogues, les destinataires déclarés du soutien américain ont été abandonnés. Il suffit de penser au Vietnam, à l’Afghanistan ou au Kurdistan irakien ».
Dans la région de Jézirah commencent par ailleurs à arriver des évacués kurdes provenant de la zone d’Afrin. L’Archevêque syro-catholique d’Hassaké-Nisibi prévoit également la possibilité que ce phénomène puisse à l’avenir modifier les équilibres démographiques de la région, rendant irréversible l’exode des populations chrétiennes qui, au cours des années de guerre, ont été expulsées de leurs maisons et de leurs villages. « Maintenant – indique l’Archevêque – certaines familles d’évacués kurdes se sont établies dans les villages de la vallée du Khabur, où vivaient par un temps des chrétiens syriaques, assyriens et chaldéens et qui sont demeurés en grande partie abandonnés au cours de ces dernières années. Ceci pourrait être seulement le début d’un processus qui pourrait porter avec le temps à effacer définitivement la possibilité de voir revenir les chrétiens dans cette vallée qui, pour ces communautés, représentait un lieu d’enracinement historique ».
En février 2015, les villages habités par les chrétiens dans la vallée du Khabur avaient été pris par les milices djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Les habitants s’étaient enfuis et au moins 250 d’entre eux avaient été pris en otage et déportés par les djihadistes avant d’être progressivement libérés par groupes contre le paiement de rançons (voir Fides 23/02/2016). Déjà, en février 2016 (voir Fides 06/02/2016), des milices kurdes des Unités de protection populaire (YPG), bras armé de l’Union démocratique kurde, à son tour branche syrienne du PKK, avaient installé trois camps d’entraînement dans autant de villages de la vallée du Khabur, demeurés depuis lors presque totalement abandonnés. (GV) (Agence Fides 28/03/2018)

samedi 24 mars 2018

Des fresques du XVIIe siècle ressuscitées à Qannoubine

https://www.lorientlejour.com/article/1106124/des-fresques-du-xviie-siecle-ressuscitees-a-qannoubine.html
La partie inférieure de la fresque représente les marches d'un autel, au bas desquelles sont assemblés huit patriarches à gauche, et sept à droite. En habit d'apparât et de sacerdoce, les quinze primats maronites, qui se sont succédé à Qannoubine, depuis Youhanna el- Jaji, en 1440, jusqu'au ...

https://www.lorientlejour.com/article/1105606/cri-dalarme-de-rai-des-ecoles-privees-et-gratuites-commencent-a-fermer.html

Raï : Aoun m'a dit que le Liban était en faillite

OLJ 23-3-2018
Le patriarche maronite, Mgr Bechara Raï, a déclaré vendredi, à l'issue d'un entretien au palais de Baada avec le chef de l'Etat Michel Aoun, que ce dernier lui avait affirmé que le Liban était en "faillite".
"Le Liban est en faillite, comme m'en a informé le président. Cela signifie que nous avons tous besoin de contrôler l'argent public et la corruption", a déclaré le patriarche Raï, cité par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
"Nous portons tous, en particulier le président, un lourd fardeau. Il est vrai qu'il y a une sympathie internationale à l'égard du Liban, et des pays qui veulent nous aider, mais cette aide prend la forme de prêts, même s'ils sont avantageux", a encore dit le patriarche.
Mgr Raï a estimé que les nouveaux députés issus des législatives du 6 mai "doivent savoir que ce ne sera pas un pique-nique et qu'ils devront assumer la responsabilité d'un pays en danger".
Il a exprimé l'espoir de voir de "nouveaux visages" accéder au Parlement à la faveur des élections législatives. "J'appelle l'ensemble des parties à présenter leur programme électoral qui serait au service du pays au lieu de s'envoyer des piques", a-t-il déclaré. "J'espère que de nouveaux visages seront élus afin de propulser le Liban vers l'avant", a ajouté le patriarche. Les formations politiques et les 917 candidats encore en lice ont jusqu'à lundi soir minuit pour déposer les listes qui seront soumises au vote des électeurs au Liban et à l'étranger.
En outre, le prélat a salué "la confiance accordée par les différents pays au Liban lors des conférences de soutien", notamment celle de Rome 2 consacrée au soutien à l'armée et aux forces de sécurité libanaises. "Bien que petit, le Liban est un facteur de stabilité pour la région et les Libanais doivent préserver cette stabilité", a expliqué le prélat, à l'issue de sa rencontre avec le chef de l'Etat.
Sur un autre plan, le patriarche a indiqué qu'il avait évoqué avec le chef de l'Etat la question de l'application de la nouvelle grille des salaires dans le secteur éducatif, faisant l'objet d'un bras de fer entre parents d'élèves, professeurs et écoles


https://www.lorientlejour.com/article/1106643/legislatives-rai-veut-voir-de-nouveaux-visages-acceder-au-parlement.html

lundi 12 mars 2018

Les chrétiens repeuplent la Plaine de Ninive


Les chrétiens sont de retour dans la Plaine de Ninive en Irak. Les victimes de l’extrémisme violent de l’Etat islamique ont retrouvé la liberté de prier et de servir Dieu, chacune selon sa conscience.
En 2014, le groupe terroriste d’idéologie salafiste djihadiste « Etat islamique » a pillé et incendié l’église chaldéenne Saint-Georges en Irak, après avoir décapité des chrétiens sur l’autel. Trois ans plus tard, en décembre 2017, les fidèles de cette église ont consacré de nouveau leur lieu du culte, aujourd’hui reconstruit, en oignant l’autel et les murs d’huile bénite.
À l’église Saint-Paul, qui est actuellement la seule ouverte à Mossoul, les chrétiens ont fêté Noël sans avoir à se cacher, ce qu’ils ont pu faire pour la première fois depuis 2013 grâce à la libération de leur ville en juillet 2017.
Ces offices religieux reflètent le renouveau de la liberté de religion dans les secteurs débarrassés de Daech. Aujourd’hui, non seulement les catholiques peuvent pratiquer leur foi librement, mais aussi les chrétiens d’autres confessions, les musulmans et les membres de minorités religieuses, comme les Yézidis dont les croyances leur ont valu une persécution ciblée.
Lors de son déplacement en Arabie saoudite, en mai 2017, le président américain Donald Trump a souligné la nécessité de lutter contre la radicalisation à la violence et ses conséquences délétères sur les minorités et autres groupes. Le chef de l’exécutif américain a appelé la communauté internationale à s’insurger « contre le meurtre de musulmans innocents, l’oppression des femmes, la persécution des juifs et le massacre des chrétiens ».
Moins de six mois après la libération de Mossoul par les forces irakiennes, les victimes de l’extrémisme violent de Daech retrouvaient la liberté de prier, chacune selon sa conscience.
Défendre les libertés chrétiennes est une valeur essentielle chez les Américains, et des recherches ont démontré que cette liberté est aussi une condition fondamentale de la paix, de la sécurité et de la stabilité.
« Personne ne devrait vivre dans la peur, pratiquer sa religion en secret ou être en butte à la discrimination en raison de ses croyances », a déclaré le secrétaire d’État américain Rex Tillerson l’année dernière.
https://www.chret
iens.info/36278/chretiens/chretiens-dorient/chretiens-dirak/les-chretiens-repeuplent-la-plaine-de-ninive/

samedi 10 mars 2018

IRAQ - Restauration de manuscrits antiques de la part des évacués vivant à Erbil sous la conduite de religieux dominicains

IRAQ - Restauration de manuscrits antiques de la part des évacués vivant à Erbil sous la conduite de religieux dominicains
 
Erbil (Agence Fides) – Au moins dix évacués ayant trouvé refuge à Erbil se trouvent actuellement occupés à la restauration de manuscrits et livres antiques soustraits en 2014 à la possible destruction de la part des djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La petite entreprise culturelle animée par les évacués représente un développement particulièrement significatif de l’œuvre de protection du patrimoine culturel irakien qui voit depuis des siècles l’action sur ces terres de l’Ordre des Frères Prêcheurs, fondé par Saint Dominique (1170-1221). L’initiative en cours dans la capitale de la Région autonome du Kurdistan irakien est animée en particulier par le Père Najib Mikhail, le religieux dominicain qui, en août 2014, face à l’avancée des milices djihadistes, s’enfuit avec des milliers de chrétiens de la plaine de Ninive en direction d’Erbil, en emportant avec lui sur un fourgon un bon nombre de manuscrits et de documents antiques d’une valeur inestimable, alors que les villes de la plaine finissaient sous le joug du prétendu « Etat islamique ».
L’actuel groupe d’évacués participant à la restauration et à la reproduction de ces manuscrits antiques – a expliqué le Père Najib Mikhail aux agences internationales – représente seulement la dernière de cinq équipes composées de chrétiens et de musulmans qui, en ces années difficiles, ont pu acquérir des compétences professionnelles dans le cadre de cette œuvre de protection du patrimoine culturel de la région.
Jusqu’en 2007, le patrimoine représenté par ces manuscrits et livres antiques était conservé par les Dominicains dans le complexe de leur église de Mossoul connue aussi sous le nom d’église de l’horloge, aujourd’hui en ruines après la dévastation subie de la part des djihadistes (voir Fides 26/04/2016). Déjà à compter de cette année-là, pour des raisons de sécurité, les œuvres les plus précieuses et les 850 manuscrits les plus antiques en araméen, arabe et arménien avaient été transférés à Qaraqosh, ville à majorité chrétienne sise à 30 Km de Mossoul. A la fin de juillet 2014, la préoccupation face à l’avancée des djihadistes du prétendu « Etat islamique » - qui avait conquis Mossoul le 9 juin précédent – avait contraint les Dominicains à commencer le déménagement des manuscrits et livres antiques en direction du chef-lieu de la Région autonome du Kurdistan irakien, afin de les sauver des dévastations iconoclastes et des autodafés perpétrés par les djihadistes dans les zones qu’ils occupaient. (GV) (Agence Fides 10/03/2018)

lundi 5 mars 2018

SYRIE - Appel des Trappistines en faveur de la fin du conflit

 
Damas (Agence Fides) –« Quand les armes se tairont-elles ? Nous, qui vivons en Syrie, nous somme dégoûtés par l’indignation générale qui se lève pour condamner ceux qui défendent leur propre vie et leur propre terre. A plusieurs reprises ces mois-ci, nous nous sommes rendus à Damas. Nous y sommes allés après que les bombes des rebelles aient fait un massacre dans une école. Nous y étions également voici quelques jours seulement, le jour après que 90 missiles tirés à partir du faubourg de Goutha soient tombés sur la partie de la ville tenue par l’armée. Nous avons écouté les récits des enfants : la peur de sortir de chez eux et d’aller à l’école, la terreur de devoir voir encore leurs camarades de classe sauter dans les airs. Ces enfants ne parviennent pas à dormir la nuit à cause de la peur qu’un missile arrive sur leur toit. La peur, les larmes, le sang et la mort (les accompagnent NDT). Ces enfants ne sont-ils pas aussi dignes de notre attention ? ». C’est ce qu’écrivent, dans un Message envoyé à l’Agence Fides les moniales trappistines qui vivent à Azeir, un petit villages syrien à la frontière avec le Liban, à mi-chemin entre Homs et Tartous. Là, se trouve le monastère d’une petite communauté de quatre moniales cisterciennes italiennes, « humble présence de personnes orantes » comme elles le définissent. Les quatre religieuses ont voulu expressément suivre « l’expérience de nos frères de Tibhirine », les moines présents en Algérie tués par des terroristes.
Les moniales ajoutent : « Pourquoi l’opinion publique n’a-t-elle pas cillé, pourquoi personne ne s’est-il indigné, pourquoi n’y a-t-il pas eu d’appels humanitaires ou autre en faveur de ces innocents ? Pourquoi n’est-ce que lorsque le gouvernement syrien intervient en faveur de ses ressortissants qui se sentent défendus de tant d’horreur que l’on s’indigne de la férocité de la guerre ? ».
L’analyse des religieuses indique que « lorsque l’armée syrienne bombarde, des femmes, des enfants, des civils meurent ou sont blessés et nous prions aussi pour eux. Non seulement pour les civils mais également pour les djihadistes parce que chaque homme qui choisit le mal est un fils perdu. C’est un mystère caché dans le cœur de Dieu. C’est à Lui qu’il faut laisser le jugement, Lui qui ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et vive ». Elles ajoutent : « A Damas, c’est à partir de la zone de Goutha qu’ont commencé les attaques en direction des civils qui habitent dans la partie de la ville contrôlée par le gouvernement et non pas l’inverse. Le quartier de Goutha lui-même a vu les civils n’appuyant pas les djihadistes être placés dans des cages de fer – hommes et femmes – exposées en plein air et utilisées comme boucliers humains. Goutha est un quartier dans lequel aujourd’hui les civils qui veulent s’enfuir et se réfugier dans la partie tenue par l’armée en profitant de la trêve accordée sont pris pour cible par des tireurs embusqués rebelles ». « Pourquoi dès lors cette cécité de l’Occident ? Comment est-il possible que ceux qui informent, y compris à l’intérieur de l’Eglise, soient si unilatéraux » se demande le texte parvenu à Fides.
« Il n’est pas possible de se scandaliser à cause de la brutalité de la guerre et se taire à propos de ceux qui ont voulu la guerre et la veut encore aujourd’hui, à propos des gouvernements qui ont déversé en Syrie au cours de ces années leurs armes toujours plus puissantes pour ne pas parler des mercenaires laissés délibérément entrer en Syrie en les faisant passer par les pays limitrophes. Il n’est pas possible de se taire concernant l’attitude des gouvernements qui ont obtenu des bénéfices de cette guerre et continuent à en retirer des profits » poursuit l’appel éploré des Trappistines.
« Nous ne sommes pas encore arrivé à notre but – indique le texte – là où le loup et l’agneau demeureront ensemble. Il est possible de choisir la non-violence jusqu’à en mourir. Cependant, il s’agit d’un choix personnel, qui ne peut mettre en jeu que la vie de ceux qui le font et il n’est pas possible de le demander à une nation entière, à un peuple entier ».
La dernière réflexion des moniales, qui concerne les chrétiens en Syrie, est celle-ci : « Le Christ veut que les Siens soient le levain dans la pâte, c’est-à-dire cette présence qui, peu à peu, de l’intérieur, fait croître une situation et l’oriente vers la vérité et le bien, qui la soutient là où elle doit être soutenue et la change là où elle doit être modifiée, avec courage, sans duplicité mais de l’intérieur ».
La guerre en Syrie a blessé de nombreuses manières et à divers endroits la coexistence interreligieuse mais l’espérance ne meurt pas, même si « il est difficile de pardonner » concluent les moniales. « On vit encore actuellement ensemble, pour le bien de tous. Les nombreuses œuvres de charité, de secours, de développement gérées par des chrétiens et des musulmans de manière conjointe en sont le témoignage ». (PA) (Agence Fides 05/03/2018)

آخر أسقف ماروني في دمشق؟ هل ستجد شخصاً تسلّمه مفتاح الكاتدرائية؟”

 أليتيا لبنان | مارس 01, 2018
مشق/ أليتيا (aleteia.org/ar) فيما كان يستمر إطلاق قذائف الهاون والصواريخ من مناطق الثوار في الغوطة الشرقية على حي باب توما في دمشق وعلى منطقة العباسيين، كانت الجماعة المسيحية في العاصمة السورية تتضاءل، بحسب المونسنيور سمير نصار، رئيس أساقفة دمشق للموارنة.
“البنية الكنسية تنهار بهدوء”… هذا ما كتبه في رسالته بمناسبة الصوم ذاكراً أن كنيسته شهدت سنة 2017 على عشرة زيجات فقط مقابل 30 في السنة السابقة، وسبع معموديات بدلاً من 40.
ولفت إلى أن جماعته تعيش مسلمّة ذاتها للعناية الإلهية في ظل القصف العشوائي الذي يقتل الأبرياء يومياً، وتعتمد على صوت الرب القائل: “لا تخف أيها القطيع الصغير”.
ومع تكثف المعارك وأعمال العنف في السنة السابعة من الحرب في سوريا، يستمر النزوح بوتيرة أسرع، لا سيما في صفوف الشباب والرجال، ما يؤدي إلى نقص حاد في اليد العاملة. وقد تحوّل السوريون بفعل الأزمة الاجتماعية والتضخم والحصار إلى “شعب فقير يعيش على الإعانات المالية والتسول”، بحسب نصار.
وكشف الأخير أن 80% من أفراد الجسم الطبي غادروا البلاد و60% من الجرحى يموتون بسبب نقص الرعاية الطبية. واعتبر أن “حل السلام يبقى بعيداً، لا بل محظوراً”.
أمام هذا الوضع الأليم، يتراجع العمل الخيري بدلاً من النمو نتيجة نقص البنى والعاملين الاجتماعيين ذوي التنشئة الجيدة. وهذا التراجع السريع المترافق مع رحيل كثيرين يسبب تمزقاً روحياً مقلقاً.
وفي حديث لـ catch.ch قال نصار: “خلال إقامتي في دمشق في ديسمبر 2006، قال لي كاهن من الأبرشية: “هل ستكون آخر أسقف ماروني في دمشق؟ هل ستجد شخصاً تسلّمه مفتاح الكاتدرائية؟” فيما أرى المثال العراقي، أخاف أن يكون حدسه حقيقياً…”.
لا بد من الإشارة إلى أن مجلس الأمن اعتمد بالإجماع مساء السبت 24 فبراير قراراً يقضي بوقف إطلاق النار في سوريا ويطلب من كافة الأطراف إنهاء الأعمال العدائية لما لا يقل عن ثلاثين يوماً متتالياً. وأعلن فلاديمير بوتين في 26 فبراير ضرورة فرض هدنة إنسانية يومية في الغوطة الشرقية ابتداءً من 27 فبراير بين التاسعة صباحاً والثانية من بعد الظهر.
وفي 26 فبراير أيضاً، طلب الرئيس الفرنسي من نظيره التركي تطبيق قرار مجلس الأمن الذي يفرض وقف إطلاق النار على كامل الأراضي السورية، وليس فقط في الغوطة.
https://ar.aleteia.org/2018/03/01/%D8%B3%D8%A6%D9%84-%D8%B1%D8%A6%D9%8A%D8%B3-%D8%A3%D8%B3%D8%A7%D9%82%D9%81%D8%A9-%D8%AF%D9%85%D8%B4%D9%82-%D9%84%D9%84%D9%85%D9%88%D8%A7%D8%B1%D9%86%D8%A9-%D9%87%D9%84-%D8%B3%D8%AA%D9%83%D9%88/

vendredi 2 mars 2018

RAQ - Appel des responsables religieux irakiens en faveur de l’adoption d’une loi punissant le fanatisme instiguant à la haine

IRAQ - Appel des responsables religieux irakiens en faveur de l’adoption d’une loi punissant le fanatisme instiguant à la haine
 
Bagdad (Agence Fides) – Les Chefs des communautés religieuses présentes en Irak demanderont au Parlement irakien d’approuver une loi visant à punir au pénal les formes de propagande religieuse instiguant à la haine et à la violence. C’est ce qu’indique le Patriarcat de Babylone des Chaldéens publiant le compte-rendu d’une rencontre singulière ayant rassemblé, le 1er mars, en l’église Saint Joseph du quartier de Karrada, à l’invitation du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.B. Louis Raphaël I Sako, les responsables religieux irakiens. A cette réunion, ont participé une trentaine de représentants religieux – musulmans chiites et sunnites, chrétiens, sabei et yézidis – et de responsables des bureaux politiques chargés des dotations des différentes communautés religieuses, ainsi que S.Exc. Mgr Alberto Ortega Martín, Nonce apostolique en Irak. Dans ce cadre – indiquent les sources officielles du Patriarcat de Babylone des Chaldéens consultées par l’Agence Fides – ont été prises en considération la proposition d’organiser des réunions analogues dans d’autres villes du pays, telles que Najaf, et d’établir un conseil permanent rassemblant périodiquement des chercheurs et de hauts représentants des différentes communautés religieuses. A également été examinée la proposition de surveiller plus attentivement la prédication religieuse dans les lieux de culte et d’examiner avec plus de soin les cours donnés dans les centres de formation religieuse, toujours dans le but de lutter ensemble contre les racines du fanatisme. « Le jour du Jugement – a déclaré entre autre aux participants S.B. Louis Raphaël I Sako dans son intervention d’ouverture de la rencontre – il ne nous sera pas demandé si nous sommes musulmans shiites ou sunnites, chrétiens catholiques ou orthodoxes, mandei ou yézidis mais bien plutôt ce que nous avons fait pour notre frère et ce que nous avons offert à notre peuple ». (GV) (Agence Fides 02/03/2018)

EGYPTE - Régularisation de 53 églises construites avant la nouvelle loi de la part du gouvernement

EGYPTE - Régularisation de 53 églises construites avant la nouvelle loi de la part du gouvernement
 
Le Caire (Agence Fides) – Le gouvernement égyptien a fourni des attestations de pleine régularité juridique concernant 53 églises et édifices annexes de service déjà construites avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi portant sur al construction des édifices de culte chrétiens, approuvée par le Parlement égyptien le 30 août 2016. Une réunion de la Commission gouvernementale constituée ad hoc pour recenser et évaluer la régularité des immeubles ecclésiastiques construits avant 2016 a reconnu la compatibilité de 53 lieux de culte régularisés au travers de paramètres définis par les nouvelles dispositions législatives. A la réunion du 26 février, outre les techniciens et les représentants des Ministères de la Construction, de l’Intérieur et de la Justice, a également participé le Premier Ministre égyptien, Sherif Ismail.
Les 53 églises ainsi régularisées représentent seulement un premier lot des quelques 3.000 lieux de culte chrétiens qui devront être examinés par la Commission gouvernementale afin de vérifier s’ils répondent aux standards établis par la nouvelle loi.
Au cours de ces dernières décennies, nombre des lieux de culte chrétiens devant être soumis à l’évaluation de la Commission gouvernementale ont été construits de manière spontanée, en l’absence de l’ensemble des autorisations requises. Dans certains cas, de tels édifices érigés par les communautés locales ont servi de prétexte à des groupes islamistes pour fomenter des violences sectaires à l’encontre des chrétiens.
La loi portant sur les lieux de culte, approuvée à la fin d’août 2016 (voir Fides 31/08/2016) a représenté pour les communautés chrétiennes d’Egypte un progrès objectif par rapport aux 10 règles édictées en 1934 et ajoutées à la législation ottomane par le Ministère de l’Intérieur, lesquelles interdisaient entre autre la construction de nouvelles églises à proximité des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles avait empêché de construire des églises dans des villes et villages habités par des chrétiens, surtout dans les zones rurales de la Haute Egypte.
La loi approuvée en août 2016 préfigurait déjà l’institution d’une Commission ad hoc appelée à vérifier la compatibilité des édifices de culte et des immeubles des différentes Eglises et communautés chrétiennes construits les années précédentes avec les nouvelles dispositions législatives en la matière (voir Fides 03/02/2017). Avant son adoption et en l’absence de références législatives précises, les différentes Eglises et communautés chrétiennes, pour faire face à leurs besoins pastoraux, avaient fait construire des immeubles – édifices de culte mais aussi maisons et locaux à usage collectif qui, souvent, se trouvaient encore privés de leurs permis spécifiques, maintenant prévus par la normative actuellement en vigueur.
Aux représentants légaux des Eglises et communautés chrétiennes, il avait été demandé de fournir à la Commission en question, avant septembre 2017, la liste des immeubles appartenant aux diverses Eglises et communautés chrétiennes afin d’évaluer leur conformité aux lois générales réglementant la construction d’édifices publics et privés et de procéder à leur éventuelle régularisation.
Au sein des diverses Eglises et communautés chrétiennes, impliquées dans les opérations de recensement des immeubles en question, circula en son temps également des préoccupations concernant la future gestion de l’ensemble du dossier de la part de structures gouvernementales. « Nous espérons – avait alors déclaré à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Botros Fahim Awad Hanna, Evêque copte catholique de Minya – qu’ils connaissent la réalité des différentes situations au sein de chacune des régions, qu’il soit tenu compte de la destination des édifices, qui souvent jouent un rôle de service en faveur de toute la population locale et non pas des seuls chrétiens ». (GV) (Agence Fides 01/03/2018)

mercredi 28 février 2018

Réouverture du Saint Sépulcre et future examen des controverses relatives aux propriétés ecclésiastiques de la part d’une commission gouvernementale






بيان رؤساء الكنائس  في مدينة القدس :

إننا رؤساء الكنائس المسؤولة عن القبر المقدس (كنيسة القيامة) والوضع الراهن Status Quo الذي يحكم مختلف المواقع المقدسة المسيحية في القدس: البطريركية الرومية الأرثوذكسية، وحراسة الأراضي المقدسة والبطريركية الأرمنية؛ نتابع بقلق بالغ الحملة الممنهجة ضد الكنائس والجماعة المسيحية في الأرض المقدسة، في انتهاك صارخ للوضع القائم.

لقد وصلت هذه الحملة الممنهجة والعدوانية في الآونة الأخيرة إلى مستوى لم يسبق له مثيل، حيث أصدرت بلدية القدس إشعارات فاضحة وأوامر بالاستيلاء على أصول الكنيسة وممتلكاتها وحساباتها المصرفية للديون المزعومة من الضرائب البلدية العقابية. وهذه خطوة تتعارض مع الوضع التاريخي للكنائس داخل مدينة القدس المقدسة وعلاقتها بالسلطات المدنية. إن هذه الإجراءات تخرق الاتفاقات القائمة والالتزامات الدولية التي تضمن حقوق الكنائس وامتيازاتها، وكمحاولة لإضعاف الوجود المسيحي في القدس. إن أكبر ضحايا هذه الإجراءات هم الأسر الفقيرة التي ستذهب دون طعام وسكن، فضلا عن الأطفال الذين لن يتمكنوا من الالتحاق بالمدارس.

تصل اليوم هذه الحملة الممنهجة المسيئة للكنائس والمسيحيين إلى ذروتها، من خلال الترويج لقانون يتميز بالعنصرية يستهدف مميزات الجماعة المسيحية في الأرض المقدسة. ومن المقرر أن يتقدم بهذا المشروع البغيض اليوم في اجتماع اللجنة الوزارية، وإذا ما تمت الموافقة عليه، فسيجعل مصادرة ممتلكات الكنائس ممكنة. إن هذا يذكرنا جميعًا بقوانين مماثلة تم اتخاذها ضد اليهود خلال فترة مظلمة في أوروبا.

ينتهك هذا الهجوم المنهجي وغير المسبوق ضد المسيحيين في الأرض المقدسة، وبشدة، الحقوق الأساسية والحقوق السيادية، ضاربًا نسيج العلاقات الحساس بين الجماعة المسيحية والسلطات لعقود خلت. وبناءً على ذلك، وبالإشارة إلى بيان البطاركة ورؤساء الكنائس المحلية في القدس، بتاريخ 14 شباط 2018، وإلى البيان الصادر في أيلول 2017، وكإجراء احتجاجي، فقد قررنا اتخاذ هذه الخطوة غير المسبوقة بإغلاق كنيسة القبر المقدس (القيامة).

إننا نقف جنبًا إلى جنب مع جميع رؤساء الكنائس في الأرض المقدسة، متحدين وحازمين في حماية حقوقنا وممتلكاتنا، طالبين أن يستجيب الروح القدس إلى صلواتنا، وأن يجلب لنا الحل لهذه الأزمة التاريخية في مدينتنا المقدسة.

البطريرك ثيوفيلوس الثالث، بطريرك القدس للروم الأرثوذكس

الأب فرانشيسكو باتون، حارس الأراضي المقدسة

البطريرك نورهان مانوغيان، بطريرك القدس للأرمن الأرثوذكس

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2099824333362854&id=1884914284853861




Réouverture du Saint Sépulcre et future examen des controverses relatives aux propriétés ecclésiastiques de la part d’une commission gouvernementale
Jérusalem (Agence Fides) – A partir de 04.00 locales de ce jour, 28 février, le portail de la Basilique du Saint Sépulcre a été rouvert. La fermeture a donc duré trois jours, de Dimanche dernier à hier, sur la base d’une décision des trois réalités ecclésiales – Custodie franciscaine de Terre Sainte, Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem et Patriarcat arménien apostolique de Jérusalem – qui partagent la gestion de la Basilique, présentée par ces derniers comme un geste de protestation publique mis en œuvre pour dénoncer la « campagne systématique contre les Eglises et la communauté chrétienne en Terre Sainte, en violation flagrante du statu quo », violation attribuée aux autorités israéliennes.

La fin de la fermeture singulière a été provoquée par l’annonce – diffusée dans l’après-midi d’hier par le Bureau du Premier Ministre israélien, Benjamin Netanyahu – du fait que le gouvernement de l’Etat d’Israël aurait cherché avec les Eglises chrétiennes présentes en Terre Sainte des solutions partagées pour surmonter les points de contraste. Les négociations seront confiées à une Commission présidée par Tzachi Hanegbi, Ministre de la coopération régionale. Entre temps – a averti la note du Bureau du Premier Ministre – la municipalité de Jérusalem a suspendu les processus de recouvrement des taxes mis en œuvre à l’encontre de biens immobiliers ecclésiastiques sis dans la Villes Sainte. La Commission – indique la note du Bureau du Premier Ministre – s’occupera également de l’épineuse question des propriétés immobilières ecclésiastiques qui par le passé avaient été cédées dans le cadre de baux de longue durée – pouvant aller jusqu’à 99 ans – au fond national juif et que récemment ces mêmes sujets ecclésiastiques, pour faire face à leurs dettes, auraient vendu à de grands groupes immobiliers privés. Le Parlement israélien travaillait depuis longtemps à une proposition de loi visant à garantir à l’Etat d’Israël la possibilité de confisquer de tels terrains et biens immobiliers, les soustrayant à de possibles controverses foncières, en particulier pour protéger les intérêts des locataires actuels. En vue de futures négociations entre le gouvernement israélien et les sujets ecclésiaux, est suspendue toute initiative législative concernant cette question controversée. Le communiqué du Bureau du Premier Ministre a également réaffirmé que « Israël est fier d’être le seul pays du Proche Orient où les chrétiens et les disciples de toutes les religions disposent d’une pleine liberté pour exprimer leur foi ».
Dans l’après-midi d’hier, les Chefs des Eglises gérant conjointement le Saint Sépulcre ont diffusé un communiqué pour « rendre grâce à Dieu » pour les décisions communiquées par le gouvernement de l’Etat d’Israël, exprimant leur gratitude « pour tous ceux qui ont œuvré sans relâche pour conserver la présence chrétienne à Jérusalem et défendre le status quo – ensemble de règles et d’usages sur lequel se fonde, depuis l’Empire ottoman, la cœxistence entre les différentes communautés religieuses dans la Ville Sainte. (GV) (Agence Fides 28/02/2018)


Troisième jour de fermeture du Saint Sépulcre et prise de position de la Ligue arabe contre les taxes sur les biens ecclésiastiques
Jérusalem (Agence Fides) – Aujourd’hui encore, 27 février, le portail de la Basilique du Saint Sépulcre, à Jérusalem, est demeuré fermé aux visites des pèlerins et des touristes qui visitent la Ville Sainte. De nombreux groups de fidèles – indiquent des sources locales consultées par l’Agence Fides – font halte sur le parvis de la Basilique et récitent des prières en s’appuyant notamment aux murs externes et au portail de la Basilique.

La fermeture du Saint Sépulcre a été décidée par les responsables des trois réalités ecclésiales - Custodie franciscaine de Terre Sainte, Patriarcat grec orthodoxe de Jérusalem et Patriarcat arménien apostolique de Jérusalem – qui partagent la gestion de la Basilique, présentée par ces derniers comme un geste de protestation publique mis en œuvre pour dénoncer la « campagne systématique contre les Eglises et la communauté chrétienne en Terre Sainte, en violation flagrante du statu quo », violation attribuée aux autorités israéliennes. Une campagne qui, selon les Chefs des Eglises de Jérusalem, a atteint « des niveaux sans précédent » au travers de la demande de la municipalité de Jérusalem de percevoir des taxes locales sur les biens ecclésiastiques, disposant également le gel des comptes bancaires de différentes réalités ecclésiales pour les pousser à verser les arriérés.
Au cours de la journée du 26 février, le Vice secrétaire général de la Ligue arabe pour la Palestine et les territoires arabes occupés, Saeed Abu Ali, a condamné l’imposition de taxes sur des biens ecclésiastiques disposée par les autorités israéliennes, qualifiant cette dernière de « énième agression contre le peuple palestinien » mise en œuvre pour consolider « l’occupation de la Villes Sainte » et qui a également pour effet de vider de leur sens les accords déjà signés et les négociations encore en cours entre Israël et le Saint-Siège. (GV) (Agence Fides 27/02/2018)